La particule « ni » に

Cette particule a énormément d’utilisation… je vais tâcher de résumer les plus importantes pour le débutant. Comme d’habitude, référence sera faite au livre De Shimamori Reiko pour les détails et les précisions.


a. Indiquer un point fixe dans le temps ou l’espace

Il ne sert donc jamais à indiquer une durée ou une simple « direction ».

Les verbes d’états (cfr. supra) sont les verbes qui utilisent « ni » par excellence.

Ex:

Ôsaka ni sunde imasu = J’habite à Osaka

Watashi wa Nihon ni jûnen mae ni sunde imasu = J’habitais au Japon il y dix ans

Notez que les mots comme « Kyou » « aujourd’hui », « kyonen » « l’an dernier », « kesa » « ce matin » … n’utilisent jamais « ni »

« Ni » est par contre utilisé pour insérer une date, une heure, un mois…

Ex:

Watashi wa rokuji ni okimasu = Je me lève à 6 heure du matin

Jûnigastu ni yoku yuki ga furimasu = Il neige souvent en décembre


b. Fabriquer des adverbes

On fabrique un adverbe à partir d’un adjectif en lui adjoignant « ni ».

Ex:

Hontô ni = vraiment
Shinsetsu ni = gentiment


c. Le point d’aboutissement concret d’un déplacement

Il faut noter que la particule « e » (cfr. supra) peut également être utilisée, mais avec une légère variation de sens: en effet, « ni » est plutôt utilisé pour indiquer le « point d’aboutissement » d’un mouvement. Bien que cette distinction se soit quasiment perdue dans le japonais parlé moderne, il est de bon ton de la faire si l’on veut « bien » s’exprimer. Bref, « ni » est plus « statique ».

Ex:

On dira plutôt:

Gakkô ni tsukimashita que Gakkô e tsukimashita = Je suis arrivé à l’école. Car on veut bien insister sur le lieu où l’on est à la fin du déplacement plutôt qu’une simple direction.


d. Introduire le « complément d’objet indirect »

Rappel: Le complément d’objet indirect est le mot (ou groupe de mots) qui se joint au verbe sans préposition pour en compléter le sens. C’est un complément de verbe. Il représente l’être ou la chose qui reçoit directement l’action que fait le sujet.

Ex:

Anata ni kare wo shôkai suru = Je te le présente

Chichi ni tegami wo kaku = J’écris une lettre à mon père

Sensei wo gakusei ni hon wo yomoseta = Le professeur fait lire un livre à ses élèves.


e. Le but

Dans cette fonction, on peut traduire « ni » par « pour ».

Ex:

Nihon e shigoto wo shi ni ikimasu = Je vais au Japon pour travailler.


f. L’addition « et »

« To » と et « ya » や (cfr infra) sont plus souvent utilisés pour traduire « et ». « Mo » も peut aussi être utilisé. Chacun a un sens différent qui sera vu ultérieurement.

« Ni » est surtout utilisé pour faire une commande au restaurant ou additionner des choses allant par paire.

Ex:

osushi ni ocha ni okashi = Des sushi, du thé vert et des gâteaux

2 Réponse à “La particule ni”

  1. Justine dit :

    Je pense qu’il y a une erreur au niveau de la grammaire française un complément d’objet indirect (COI) est introduit par une préposition c’est d’ailleurs pour ça que l’on dit qu’il est indirect il y a toujours une préposition entre lui et le verbe contrairement au complément d’objet direct (COD).

  2. Koara dit :

    En clair, le « ni » peut aussi s’utiliser pour dire « pour » / « en ce qui concerne », et ne doit pas être obligatoirement suivis de « wa » (« ni wa ») pour ce contexte, je me trompe? Merci!

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