Il y a quelques jours au Tokyo Auto Salon 2012 j’ai découvert la Nissan Leaf Nismo RC. La première voiture électrique taillée pour la course automobile. Elle était exposée sur deux stands à l’intérieur et on pouvait aussi la voir à l’extérieur faire du drift sur une petite piste aménagée. La petite Nissan avait l’air d’en avoir pas mal sous le capot et le spectacle était plutôt impressionnant. Le message du constructeur japonais était clair, les voitures électriques qu’on vous prépare vont avoir du répondant.
L’autre actualité concernant les véhicules de nouvelle génération on la trouve sur le site officiel des 24H du Mans qui se déroulera en juin cette année. On y apprend que Toyota vient de présenter pour la course de 2012 deux véhicules hybrides. Les Toyota TS030. D’après les premiers essais les voitures semblent prometteuses, même si l’équipe, qui compte comme pilote le double champion du Mans Alexandre Wurz, ne se fait pas trop d’illusions sur ses chances de victoires.
Dévoilée en novembre au salon de l’automobile de Los Angeles puis présentée début décembre au Tokyo Motor Show, la citadine Toyota Aqua avec sa motorisation hybride sera bientôt lancée au Japon.
Son prix de lancement est attractif à 1 690 000 yens (environ 16000/17000 euros) soit à peine plus cher que la Honda Fit, autre petite hybride connue pour son bas prix. Côté consommation moyenne le petit moteur 1.5L de 74 chevaux couplé à l’électrique fait du 2,5 l/100 km!
Toyota qui a généralisé la motorisation hybride au Japon grâce à sa Prius restée en tête des ventes de nombreux mois espère frapper un grand coup et toucher un public encore plus large. Avec ses lignes modernes et ses couleurs éclatantes (orange, bleu, jaune et rouge) l’Aqua vise particulièrement les jeunes.
Et à peine mise en vente Toyota peut se vanter d’avoir déjà 60 000 commandes en quelques jours. C’est 5 fois plus que ce qu’avait espéré le constructeur japonais. L’Aqua a l’air d’avoir un bel avenir devant elle. Mais seulement au Japon et aux États-Unis où elle sera vendue sous le nom de Prius C. Une sortie en Europe n’est pas prévue.
C’est peut-être ce qui nous attend sur les voitures du futur. Le fabriquant de pneumatiques japonais Bridgestone a dévoilé un concept de pneus sans air, celle-ci ayant été remplacé par une structure en résine thermoplastique. La structure solide peut supporter le poids d’un véhicule et se déforme pour absorber les chocs.
L’avantage de ce genre de pneu c’est d’abord qu’il élimine le problème des crevaisons et ensuite qu’il est simple à entretenir (plus besoin de remettre de l’air dans ses pneus régulièrement). Ils sont aussi plus écologique car ils peuvent être recyclés facilement. En revanche certains problèmes vont sûrement se poser avant une éventuelle commercialisation. Ces pneus sont-ils assez résistant pour équiper autre chose qu’un véhicule pour une personne comme une berline? Supporteront-ils le poids et la vitesse? Quant est-il du bruit et du confort? Pour le moment on les imagine plutôt équiper un petit scooter.
Lors du salon Eco-Products 2011 qui s’est déroulé à Tokyo la semaine dernière Sony à présenté une nouvelle fois son prototype de batterie écologique fonctionnant au papier. Le principe est de tirer de l’énergie de la dégradation du glucose contenu dans le papier ou le carton. L’idée n’est pas nouvelle puisque la firme japonaise travaille déjà sur la recherche et développement du produit depuis 2001, mais cette année, avec « la mode » du tout écologique ces batteries n’ont jamais eu l’air aussi intéressantes.
À l’heure actuelle les batteries peuvent faire fonctionner un lecteur mp3 ou un jouet téléguidé. Le but de Sony est de commercialiser son invention dans ces téléphones, tablettes et pc portables. Mais ça n’est pas encore pour demain.
Au Japon on fait de tout avec le caca. Certains en font de la viande et d’autres… du carburant. Sur la même lignée que la DeLorean de Retour vers le futur qui voyage dans le temps grâce aux ordures, voici la Toilet Bike Neo.
C’est le célèbre constructeur japonais de toilettes Toto à qui l’on doit cette merveille. Elle a été créée dans le cadre du « Défi Vert Toto » visant à réduire de moitié les émissions de Co2 dans les salles de bain d’ici 2017.
Mais attention, même si le siège qui a été remplacé par des toilettes laisse penser qu’il suffit de se soulager pour faire avancer la moto, le constructeur précise tout de suite sur son site internet que cet élément est purement décoratif, dans un but promotionnel. La moto fonctionne grâce aux eaux usées des toilettes qui ont été traitées et compressées pour servir de carburant.
Le projet qui paraît loufoque à première vue pourrait bien déboucher un jour sur l’utilisation à grande échelle d’une nouvelle source d’énergie. Mes amis vous avez tout faux. L’énergie du futur ça n’est pas le solaire ni l’éolien. C’est le caca!
J’ai déjà eu l’occasion de parler du recyclage au Japon et j’évoquais notamment le fait que l’on doive laver certaines de ses ordures avant de les recycler.
Pour les briques de lait ou de jus de fruit on va encore plus loin puisqu’il faut rincer l’intérieur et ensuite découper l’emballage de façon à pouvoir empiler chaque carton pour former une pile facile à manipuler. Bon, ça je le fais. Mais si on veut suivre à la lettre les indications indiquées sur les emballage on se rend compte qu’il y a une étape supplémentaire au processus qui consiste à faire sécher les cartons comme des vêtements à l’aide de pinces à linge. Là ça commence à faire beaucoup pour moi…
Une compagnie japonaise du nom de Smart Solar International vient de présenter des nouveaux panneaux solaires capables de s’orienter automatiquement face au soleil. Comparé aux panneaux solaires classiques les nouveaux modèles seraient capables de recevoir plus de lumière durant plus longtemps et pourrait ainsi produire deux fois plus d’énergie à surface équivalente, tout cela en utilisant moins de silicium dans sa composition.
Ce système existe déjà à très grande échelle avec des panneaux qui couvrent des kilomètres carrés de désert mais il n’existait pas jusqu’à aujourd’hui d’équivalent à prix raisonnable pouvant s’installer sur les bâtiments. Hors l’un des points fort de cette nouveauté sera selon ses concepteurs son prix.
La production des panneaux débutera dès le mois prochain et les premières installation devrait voir le jour sur des bâtiments industriels et commerciaux d’ici la fin de l’année.
La compagnie japonaise Sim-Drive vient de dévoiler la Sim-Lei, une voiture électrique co-produite avec l’Université Keio de Tokyo. Pour une voiture électrique elle a de quoi impressionner (du moins sur le papier) puisqu’elle annonce une vitesse de pointe de 150 km/h, une accélération de 0 à 100 km/h en 4.8 secondes et surtout une autonomie de 333 km avec une seule charge de batterie. En comparaison la Nissan Leaf commercialisée au Japon depuis décembre 2010 (j’en ai vu une hier pour la première fois dans les rues de Tokyo) affiche une autonomie maximum de 160 km.
Malheureusement la Sim-Lei ne devrait pas sortir avant 2013 et d’ici là les grands constructeurs pourront sûrement rivaliser en performances. Dommage qu’elle arrive un peu tard car, au Japon du moins, elle pourrait séduire si son prix était raisonnable. À un détail près peut-être… qu’est ce qu’elle est moche!
Une entreprise japonaise du nom de Nippon Basic a mis un point un système original pour purifier l’eau, en installant un purificateur à l’arrière d’un vélo. Pour actionner l’appareil il suffit de placer un tuyau dans une rivière ou toute autre source d’eau puis de pédaler. L’appareil peut purifier jusqu’à 5L d’eau par minute.
Le Cycloclean existe de puis 2005 mais revient sur le devant de l’actualité car Nippon Basic, qui n’a vendu « que » 200 de ses vélos pour le moment, vient de débuter sa production au Bangladesh où la demande pour ce genre de produit existe. Le prix de l’appareil est actuellement de ¥550.000 (près de 5000€) et les endroits du monde où il serait utile n’ont pas souvent les moyens de se l’offrir. En produisant sur place Nippon Basic a pour premier objectif de baisser ses prix.
Lors du festival des pompiers en début d’année j’ai découvert le même type de purificateur qui tenait dans une valise et était actionné à la main (plus pénible, moins rapide mais plus facilement transportable).
Les purificateurs d’eau sont très utiles dans les endroits où l’accès à l’eau potable est limité ainsi qu’à la suite de catastrophes naturelles quand l’eau propre devient rare.
Depuis quelques années le monde a découvert les énergies propres et le panneau solaire notamment est devenu un symbole de modernité et de richesse, pas autant pour le propriétaire de l’installation solaire que pour les gouvernements qui semblent attacher une grande importance à montrer que leur pays investit dans les énergies vertes.
On entend régulièrement que le nombre d’installations solaires explose dans tel ou tel pays. C’est le cas au Japon où la production d’énergie solaire a doublé en 2010 par rapport à 2009, année durant laquelle le marché solaire avait déjà doublé par rapport à 2008. Malgré la crise qui les affecte les japonais restent dans le peloton de tête des producteurs d’énergie solaire en occupant la seconde place mondiale ex-eaquo avec les Etats-Unis. La première marche du podium est occupée par l’Allemagne qui reste le modèle dans la matière avec des installations solaires bien plus élevées que n’importe quel autre pays du monde. La France est un peu à la traîne par rapport aux trois pays leaders à cause d’un démarrage tardif mais reste dans le top 10 mondial avec un niveau de développement comparable aux autres grands pays européens comme l’Italie, les Pays-Bas ou l’Espagne.
Économiquement le Japon ne s’en tire pas mal puisqu’il est l’un des premiers producteurs de panneaux photovoltaïques du monde avec ses entreprises Sharp, Sanyo, Mitsubishi et quelques autres. Mais c’est la Chine qui profite vraiment du boom de l’énergie solaire en fournissant 30% à 40% des panneaux solaires mondiaux grâce à des prix très compétitifs.