Le dontoyaki est une cérémonie annuelle qui se déroule partout au Japon durant la 2e semaine de janvier. Le jour du dontoyaki les gens se regroupent pour brûler les décorations du nouvel an ainsi que les portes bonheur utilisés l’année passée. Symboliquement on marque la fin de l’entrée dans la nouvelle année et on remercie les dieux qui nous on rendu visite durant la période des fêtes. Comme je suis mauvaise langue je dirais que c’est aussi une façon de s’assurer que les gens rachètent des décorations chaque année.
À certains endroits on peut assister à de véritables festivals dontoyaki avec de la musique et des feux de plusieurs mètres de haut. Cette année j’ai assisté à celui qui se déroule dans mon quartier, bien plus intime. La cérémonie s’est déroulée ce matin, dimanche, de 10h à 12h. À 10h le feu est allumé et les décorations sont brûlées petit à petit. Il faut entretenir le feu durant deux heures pour que les personnes qui arrivent à la fin puissent également brûler leurs ornements.
Les gens arrivent au compte goûte et déposent leurs décorations à un petit guichet aménagé pour l’occasion. En passant ils font une petite donation de quelques euros pour le temple shinto. Un groupe se charge de démonter les décorations et tous les éléments qui ne peuvent pas être brûlés partent au recyclage.
Les deux heures sont l’occasion pour les gens du quartier de se retrouver et de discuter autour du feu. Des boissons sont offertes gratuitement et il est possible d’acheter à manger pour deux sous à des stands tenus par des enfants. Avec l’argent récolté ils feront une sortie à l’aquarium ou quelque chose comme ça. Encore une fois j’ai pu constaté que toutes les générations étaient présentes et que chacun participait à l’évènement à sa manière.
Ce matin, comme tous les 6 janvier, a eu lieu le festival Dezomeshiki organisé par les pompiers de Tokyo. Cette année j’étais présent et j’ai pu assister au défilé et aux démonstrations qui se déroulaient au Tokyo Big Sight.
Le défilé en lui même, pour être honnête, est loin d’être très excitant. Pour avoir une place dans les tribunes il faut arriver assez tôt et subir une bonne heure de discours plats et insipides de hauts gradés et autres personnalités. Le défilé démarre enfin et est court et de style militaire. Passage en revue des troupes et rien de plus. J’ai tout de même trouvé ça intéressant de découvrir les nombreux véhicules d’intervention différents. On imagine pas qu’il y ait tant de modèles de camions de pompier et d’ambulances avec chacun des spécificités différentes. Un autre point intéressant de la parade est le passage de démonstrations acrobatiques sur des échelles en bambou avec des pompiers en tenu traditionnelle.
Après le défilé le terrain s’est transformé en en zone accidentée à la suite d’un tremblement de terre. Et les choses sont devenues bien plus intéressantes d’un coup. Des explosions ont retenti et un feu a démarré. Presque tous les véhicules participant à la parade sont revenus sirènes hurlantes sur la scène et les pompiers ont déployé tout leur matériel comme s’ils étaient en situation réelle. Il y avait des choses à voir partout et c’était assez impressionnant de voir tout le matériel ultra-moderne en action.
Le festival occupait également un grand espace intérieur ou l’on pouvait voir de plus près le matériel des pompiers, découvrir des techniques de sauvetage et participer à divers simulations. Les enfants s’amusaient comme des fous et je pense que plus d’un a du trouver sa vocation.
Une bonne matinée donc. Pas de choses à couper le souffle mais plein de découvertes intéressantes. Et tout ça était gratuit.
J’ai déjà parlé des itasha sur Ici Japon, ces voitures d’otakus. Et bien le Komike est l’occasion de pouvoir découvrir certains de ces véhicules.
Cette année on pouvait voir une vingtaine ou une trentaine de voitures et quelques motos. La qualité du tuning varie grandement d’un véhicule à l’autre mais la plupart était très bien fait. Certains d’ailleurs participent à des compétitions et montrent même leurs trophées.
Ce qui marque surtout c’est la variété des véhicules, qui vont de la voiture de monsieur tout le monde à la voiture le sport en passant par la voiture de collection.
L’un des points fort du Komike c’est le Cosplay et particulièrement les deux zones réservées aux cosplayers dans lesquelles on peut prendre des photos librement. Pour cette 79 édition les cosplayers étaient de nouveau très nombreux et les personnages très diversifiés. Coup de chance pour les coplayers en tenu légère malgré l’hiver, il faisait beau pour cette première journée. La seconde journée a été bien plus fraîche et beaucoup ont du souffrir du froid.
Comme toujours les cosplays les plus populaires auprès des photographes étaient ceux des filles légèrement vêtues qui étaient un peu moins présentes qu’en été mais assez nombreuses tout de même. Les hommes déguisés en fille étaient eux aussi assez nombreux, comme d’habitude.
Du 29 ou 31 décembre se déroule la 79ème édition du Komike à Tokyo, et comme cet été j’ai mis ma casquette rouge et je me suis jeté corps et âme dans la foule pour prendre plein de photos.
Le Komike, ou Komiket, ou encore Comiket, pour le diminutif de « Comic Market » est un rassemblement bisannuel d’otakus. L’évènement rassemble des milliers de fans de manga et l’objectif premier de la convention et de permettre aux particuliers et aux petits éditeurs de manga de faire découvrir leurs publications. Ce qu’on peut acheter ici ça n’est pas le manga format poche que l’on trouve en librairie mais des manga publiés dans un format proche de celui des comics américains, très fin et plus grand qu’un manga classique. Et au Komike l’immense majorité des manga sont des manga érotiques, avec une bonne partie d’ouvrages gays ou avec des personnages androgynes. Ce sont donc des mangas réservés à une niche, mais une niche très importante au Japon. Les éditeurs se comptes par milliers et les fans se retrouvent avec un choix immense.
En plus de collectionner les manga, les otakus pur et dur qui représentent la plus grande partie des visiteurs collectionnent également les sacs dans lesquels sont vendus les manga. Beaucoup d’ailleurs doivent acheter certains titres uniquement pour avoir le sac qui va avec. Dehors donc on voit les personnes se balader avec des dizaines de grands sac aux couleurs de manga. Certains en fin de journée ont même beaucoup de mal à rentrer chez eux tellement ils achètent.
Mais le Komike ça n’est pas que les manga, c’est aussi les goodies qui vont avec. On ne peut pas dire que les stands de produits dérivés soient très nombreux. Mais chaque jour sont vendus des figurines et autres objets en série limitée. Et on peut voir des files incroyables de gens qui patiente pendant des heures pour pouvoir acheter une figurine collector. La foule et particulièrement impressionnante le matin car évidemment les premiers arrivés sont les premiers servis. Et les files d’attente prennent parfois des airs bizarres car les organisateurs peuvent demander aux personnes de se déplacer en levant la main, si bien qu’on a presque l’impression d’assister à des défilés Nazi. Il y a des ventes et des dédicaces un peu partout sur un espace immense et en général on a du mal à savoir ce qui se passe quand on est pas habitué.
Mais bien plus intéressant que les manga, la convention attire un très grand nombre de cosplayers. Des milliers. On peut les voir se balader à travers tout le site, et deux emplacements sont spécifiquement réservés aux cosplayers. Et ces deux endroits sont dédiés aux photos et attirent une autre sorte d’otakus (dont je fais un peu parti j’avoue).
Les cosplayers japonais sont très bons dans la réalisations des costumes et prennent vraiment leur rôle au sérieux en s’entraînant pour respecter un maximum l’attitude et les positions du personnage qu’ils incarnent. Et devant les appareils photos ils sont très pros. Certains cosplayers en font même leur métier et il n’est pas rare qu’ils vous remette leur carte de visite. En effet même si la majorité des cosplayers participe pour le plaisir, certains viennent pour se faire connaître et espèrent se faire embaucher pour des séances de photo payantes.
Cette fois-ci encore j’ai beaucoup de photos que je vais les publier dans plusieurs posts différents. En voici déjà quelques unes pour vous faire une idée de l’ambiance:
Hier, et comme chaque année, avait lieu à la base aérienne d’Iruma un show aérien avec en vedette l’escadrille de vol acrobatique des forces de défenses japonaises: Blue Impulse. L’évènement a été un grand succès. Le temps était superbe malgré toute une semaine pourrie, les fans très nombreux, et le spectacle tout simplement grandiose. Ici Japon était de la partie et voici quelques photos de l’évènement:
Il y a quelques jours nous vous présentions une vidéo du robot HRP-4C en train de chanter. Et bien lors du Digital Content Expo 2010 qui vient de fermer ses portes à Tokyo on a pu le, ou plutôt « la » voir danser. Personnellement je trouver cette vidés tout simplement hallucinante et du coup je regrette de na pas m’être déplacé à l’expo pour voir ça en direct.
En ce moment se déroule le CEATEC à côté de Tokyo, c’est un salon annuel où les grandes marques de l’électronique présentent leurs nouveaux produits. Cette année l’édition a lieu du 5 ou 9 octobre. Je pensais y aller mais cette fois ça n’a pas l’air exceptionnel donc j’hésite. On parle beaucoup de 3D et de tablettes style iPad mais ce sont des choses qu’on connaît déjà, il n’a pas l’air d’y avoir de grosses révolutions.
Si vous voulez vous faire une idée de ce qu’est le CEATEC voici la vidéo de présentation sur le site officie de l’évènement avec des images de l’édition 2009:
Troisième et dernier matsuri que je suis allé voir lors de ma journée festival-marathon le mois dernier: Le festival awa-odori de Koenji.
Awa-odori signifie littéralement « danse de Awa », il s’agit d’un style de danse traditionnel qui se danse en groupe dans la rue lors de défilés. Les femmes sont habillées de vêtements élégants et coiffées de chapeaux qui leur cachent le visage et se déplacent gracieusement en groupes compacts. Les hommes, eux, se déplacent au rythme de pas de danse étranges à la fois puissants et effrayants dans un apparent désordre. Ajoutés à ça des instruments de musique traditionnels, particulièrement des taiko (tambours japonais), et vous aurez une idée de l’ambiance.
À Koenji les groupes se succédaient en empruntant aussi bien les grandes avenues que les petites rues commerçantes et le spectacle était vraiment différent en fonction de l’endroit où l’on se trouvait. Dans les rues principales qui accueillaient le gros du spectacle la foule était dense et il fallait batailler pour trouver sa place et voir le défilé. Dans les petites rues le spectacle était plus intime, on pouvait se déplacer plus facilement et on se trouvait au coeur de l’animation.
J’ai beaucoup apprécié ce festival, en particulier les groupes de taiko et la puissance qu’ils dégagent. Il faut voir les jeunes qui frappent les tambours avec une force incroyable comme si leur vie en dépendait. Le brassage des jeunes et des moins jeunes, des hommes et des femmes, ainsi que le mélange de la tradition et de l’énergie font de ce matsuri un festival vraiment prenant que l’on peut suivre des heures sans se lasser.
Le Koenji Awa-odori se déroulant le soir ça n’est pas évident de faire de belles photos avec des personnes en mouvement. Voici tout de même une petite galerie: