C’est la crise ma pauvre Lucette! Mais ça n’empêche pas une compagnie japonaise d’avoir fait fabriquer ces toilettes décorées de 72 000 pièces de cristal Swarovski. Sa valeur atteint environ 100 000 euros. Je rappelle qu’à la base c’est un truc dans lequel on fait caca…
Ces toilettes étaient exposées à Tokyo, Ginza, le mois dernier.
Le week-end dernier avait lieu le Tokyo Auto Salon au Makuhari Messe. Le salon japonais annuel du tuning. J’y suis allé et c’est de la folie! L’année dernière j’avais consacré 7 articles sur le sujet et on m’a fait remarqué que c’était beaucoup. Et bien cette année vous en aurez au moins autant! Déjà parce qu’il y a beaucoup de choses à montrer, et qu’en plus du salon j’ai également fait le tour du parking des visiteurs, et on y trouve un bon paquet de perles. Je commence par une voiture vue sur le parking justement. Vous connaissez Hello Kitty? Je crois que j’en ai déjà parlé sur le blog…
Ça fait longtemps que l’on a pas parlé d’Hello Kitty et de ses milliers de produits dérivés étonnants. Aujourd’hui j’ai découvert grâce à internet que l’on pouvait acheter au Japon du Beaujolais Hello Kitty, à presque 26 euros la bouteille.
Et après une recherche rapide j’ai vu que l’alcool Hello Kitty se vendait un peu partout dans le monde sous toutes les formes (vin, bière, vodka…)
Quand j’étais en France j’avais horreur du tuning. Je voyais des gars coller un autocollant « Tuning » sur leurs vieilles Peugeot 309 et être tout fier du résultat, je trouvais ça juste pathétique. Depuis que je suis arrivé au Japon en revanche j’adore ça. Parce que les voitures sont souvent incroyables, et les adeptes sont généralement très sympas et ouverts à la discussion. Il y a beaucoup de styles de tuning au Japon, les itasha, le drift, le lowriding, le style bôsôzoku etc. et le soir du 31 décembre je me suis déplacé à Yokohama avec ma famille pour voir un rassemblement. Des amateurs se réunissent apparemment tous les week-ends sur un parking proche de la ville et le soir du nouvel an promettait d’être mémorable.
Pas de chance, quand on est arrivé sur place tout ce qu’on a trouvé c’est un parking fermé avec des cars de police devant l’entrée. Le soir du réveillon compte souvent son lot d’accidents quand les gangs partent en groupe en direction du Mont Fuji pour voir ensemble le premier lever de soleil de l’année. Et cette fois les autorités ont essayé d’empêcher les rassemblements. Dans la ligne droite qui mène au parking on pouvait voir sur l’asphalte des traces de pneus qui témoignent des rodéos sauvages, et pendant les quelques minutes où on était sur place on voyait arriver une à une, puis faire demi-tour, des voitures tunées qui n’étaient pas là par hasard.
La soirée aurait pu s’arrêter là mais on a eu la chance de croiser un petit groupe qui s’était donné rendez-vous sur un autre parking dans Yokohama. Grâce à Wikipedia j’ai appris que leur style de tuning était appelé le Japan Look. Ils se concentrent sur le son, la vidéo et la lumière. Certaines voitures étaient assez sobres et d’autres modifiées à l’extrême avec des lumières partout qui leur donnait un look de sapin de Noël. C’était super intéressant à regarder.
Les adeptes que j’ai rencontré ce soir là étaient très sympas. Content de nous montrer leurs voitures et tous les gadgets qu’elles renferment (projecteur laser, suspension hydraulique etc.). L’un d’entre eux m’a avoué que le prix des modifications sur chaque voiture se compte en dizaines de milliers d’euros. Il y a quelques années c’était les mauvais garçons qui faisaient du tuning, ils narguaient la police et vivaient selon leurs propres règles. Aujourd’hui ça a bien changé (comme on peut l’imaginer sur la photo des filles habillées en Rilakkuma en bas de la page) mais l’organisation en gang reste la même. Après quelques minutes de discussion on m’a présenté au chef de ce gang et il m’a invité à venir prendre autant de photos et de vidéos que je voulais lors de leurs rassemblements. Vous aurez donc prochainement des photos, vidéos et mini-reportages consacrés à cet univers.
Et si vous êtes à Tokyo les 13-14-15 janvier ne manquez pas le Tokyo Auto Salon et faites un tour aussi sur le parking.
Encore un projet japonais démesuré mais peut-être pas si fou cette fois, ou du moins très sérieux. On sait tous, on n’arrête pas de nous le rappeler depuis le 11 mars, que Tokyo est une ville située dans une zone à risque. La région est régulièrement frappée par de gros tremblements de terre et on a déjà vu la capitale complètement ravagée. On sait que les gros séismes reviennent régulièrement et apparemment il y a des chances pour que le fameux Big One frappe Tokyo dans les années à venir. Pour se préparer à l’éventualité de voir sa capitale paralysée par un gros tremblement de terre le gouvernement japonais semble réfléchir sérieusement à la construction d’une ville artificielle, sorte de ville de secour, dans laquelle les politiques et les grandes entreprises pourraient se replier pour continuer à gérer le pays.
Pour l’instant on semble être plus à l’état de l’idée que du réel projet mais de grandes personnalités comme l’ancien Premier Ministre Naoto Kan mettent déjà en avant les avantages d’un tel plan de replis. On a encore aucune estimation chiffrée ni même aucun de nom de code pour la ville. Les informations qui circulent sur le net font toutefois état d’une ville capable d’héberger 50 000 personnes et d’accueillir 200 000 travailleurs. Une petite Tokyo donc, dont le rôle sera de donner un environnement de travail opérationnel aux organismes du gouvernement et aux grandes compagnies, mais pas d’accueillir la population de l’actuelle capitale. On parle comme lieu de construction du site de l’aéroport d’Itami, dans le Kansai, près d’Osaka. Le site internet Wired.co.uk qui semble bien renseigné parle même de la construction d’une tour de bureaux haute de 652m.
On ne sait pas trop si l’on doit se réjouir que le gouvernement japonais soit prêt à envisager des mesures extrêmes pour assurer le bon fonctionnement du pays, ou bien s’effrayer de voir qu’il prennent l’imminence de l’arrivée d’un gros séisme tellement au sérieux.
Un peu à l’image de la mode des tatouages sur les dents qui vous a fait réagir il y a quelques semaines voici une autre tendance, « encore pire ».
Vous l’avez sans doute remarqué, les japonais, et particulièrement les japonaises, ont souvent des dents qui se chevauchent, ou du moins qui ne sont pas alignées correctement. Surtout au niveau des canines et des incisives latérales. C’est tellement courant au Japon que l’on y fait plus attention au bout d’un certain temps. Même les idoles japonaises les plus sexy ont souvent un « sourire imparfait ».
Au Japon on appelle ce genre de dents Yaeba et si parfois ça donne l’impression d’une dentition horrible dans d’autre cas ça peut être un atout de séduction. Au Japon il est possible d’entendre « mon charme ce sont mes incisives ». J’imagine mal cette phrase dans un autre pays.
Le yaeba étant naturel on pourrait difficilement le qualifié de « mode » mais à en croire le site Puretrend certaines femmes, on les imagine extrêmement minoritaires mais tout de même, vont jusqu’à se faire opérer pour déplacer volontairement l’alignement de leur dentition. Alors que les soins dentaires coûtent une fortune au Japon et que beaucoup aimerait se faire poser un appareil sans payer le prix d’une voiture neuve certains payent pour qu’on leur mette les dents de travers. Avouez que la nature nous réserve des surprises tous les jours.
Pour aller plus loin voici un site japonais dédié exclusivement au yaeba, c’est sur celui-ci que j’ai emprunté la photo qui illustre cet article:
Au Japon on fait de tout avec le caca. Certains en font de la viande et d’autres… du carburant. Sur la même lignée que la DeLorean de Retour vers le futur qui voyage dans le temps grâce aux ordures, voici la Toilet Bike Neo.
C’est le célèbre constructeur japonais de toilettes Toto à qui l’on doit cette merveille. Elle a été créée dans le cadre du « Défi Vert Toto » visant à réduire de moitié les émissions de Co2 dans les salles de bain d’ici 2017.
Mais attention, même si le siège qui a été remplacé par des toilettes laisse penser qu’il suffit de se soulager pour faire avancer la moto, le constructeur précise tout de suite sur son site internet que cet élément est purement décoratif, dans un but promotionnel. La moto fonctionne grâce aux eaux usées des toilettes qui ont été traitées et compressées pour servir de carburant.
Le projet qui paraît loufoque à première vue pourrait bien déboucher un jour sur l’utilisation à grande échelle d’une nouvelle source d’énergie. Mes amis vous avez tout faux. L’énergie du futur ça n’est pas le solaire ni l’éolien. C’est le caca!
En fait non, il n’y aura pas de pizzeria sur la Lune. Enfin pas pour bientôt. Mais Domino’s Pizza Japan a réussi un sacré coup de pub (encore) en dévoilant récemment son projet d’ouvrir une pizzeria sur le satellite de la Terre.
Ce projet baptisé Moon Branch Project a été annoncé par Scott K Oelkers, le CEO de la branche Domino’s Pizza japonaise qui parle japonais comme une vache espagnole, dans une vidéo accompagnée de schémas et de l’ouverture d’un site internet pour l’occasion.
Quelques jours plus tard, sur le site du projet, Scott K Oelkers annonce dans une nouvelle vidéo qu’après estimations le coût d’une pizza sur la Lune reviendrait à environ 200 millions de yens, près de 2 millions d’euros, et que la chaîne allait par conséquent se concentrer plutôt sur l’ouverture de nouveaux restaurants au Japon. Les clients pourront se consoler avec des pizzas livrées dans un emballage Moon Branch Project durant quelque temps.
Aujourd’hui nous sommes dimanche, et le dimanche si vous passez à Harajuku, devant l’entrée du parc Yoyogi, vous pouvez apercevoir d’étranges personnes qui semblent tout droit arrivées des années 50 dans une machine à voyager dans le temps. Il s’agit des gangs de rockers. Banane et cheveux gominés, tatouages, lunettes noires, peigne dans la poche arrière, ces rockers du dimanche ne laissent aucun détail au hasard. Certains arrivent même en décapotable américaine des années 60.
Musique à fond ils dansent le Rock’n Roll devant les passants intrigués et assurent le spectacle en fumant des cigarettes et en buvant de la bière, deux choses normalement interdites dans les rues japonaises.
Deux gangs se retrouvent chaque week-end. Les Levels qui portent des couleurs noires, et les Strangers qui s’habillent en jeans bleu et occupent l’espace principal. Difficile de savoir quelle est la relation entre les deux groupes. Il paraît qu’il y a parfois des bagarres entres eux mais en général ils ont plutôt l’air de s’ignorer ou même au contraire de bien s’entendre, j’en ai vu certaines s’échanger se balancer des bières. Un troisième petit groupe est généralement dans les environs mais celui-ci on aura du mal à le qualifier de « gang » puisqu’il est composé essentiellement de femmes d’âge mûr qui dansent le twist gentiment.
Malgré leur look de dur et leurs tatouages de yakuza les rockers font plus souvent sourire qu’autre chose. Comme dans les dramas japonais ils ont tendance à surjouer leur personnage jusqu’à se rendre presque ridicule par moment. C’est surtout le cas pour le leader des Strangers qui boit de la bière puis la recrache aussitôt toutes les 30 secondes, et qui fait toujours les mêmes gestes. Clairement son but et de se montrer en spectacle plus que de simplement se réunir entre potes pour bouger sur de la bonne musique.
Non non, ça n’est pas une citation de Jean Pierre Coffe, c’est vraiment de la merde. Un scientifique japonais du nom de Mitsuyuki Ikeda fait parler de lui en ce moment pour avoir synthétisé de la viande artificielle particulière… à base d’excréments.
La « viande » est faite à base du caca de monsieur tout le monde qui provient tout droit des stations d’épuration, puis mélangé à de la sauce de soja et de la sauce pour steak pour le goût ainsi que du colorant rouge pour lui donner l’apparence de vraie viande.
À première vue l’idée a l’air totalement stupide puisqu’à priori personne n’est près à se nourrir avec sa propre merde (et encore moins avec celle d’un autre) mais Mitsuyuki Ikeda ne désespère pas de rendre son produit populaire un jour car il a beaucoup d’avantages.
Premièrement cette viande qui aurait le goût du boeuf serait très nourrissante avec 63 % de protéines tout en étant pauvre en graisses avec 3% de lipides. Les bactéries contenues dans les extrêmements sont détruits durant le processus de fabrication et au final on obtiendrait quelque chose de même meilleur pour la santé que la viande classique. De plus ce procédé participerait à résoudre les problèmes de malnutrition et de faim dans le monde qui risquent de s’accroître encore avec la hausse de la population mondiale. C’est tout de même un argument de poids. En plus en recyclant les rejets organiques on économise de l’énergie du traitement des eaux usées et on réduit la production des gaz à effet de serre (produits en grande partie par les élevages destinés à produire de la viande. Enfin les végétariens auraient une nouvelle source de protéine et les défenseurs des animaux seraient heureux de voir l’exploitation des bêtes diminuer.
Pour le moment cette viande au caca coûte encore trop cher à produire, environ 10 à 20 fois le prix de la viande normale, mais l’équipe sur le projet pense pouvoir réduire les coûts de façon à rendre son produit abordable pour tous.