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Articles de la chaîne - Dossiers Manga 11


sept 09

Bonjour à tous ! Toutes mes excuses pour cette longue absence !

Je tenais à vous parler d’un manga que j’ai découvert il y a environ six mois par hasard et dont je ne me lasse pas malgré plusieurs relectures. Bref, c’est devenu mon manga préféré ! 

藍より青し, ai yori aoshi, donc, traduit en français par « Bleu Indigo » mais qui signifie littéralement « Plus bleu que l’indigo ». Il s’agit d’une série de 17 volumes de kō Fumizuki (文月晃) éditée en Français par Pika Editions entre 2003 et 2006 et parue au Japon entre 1998 et 2005. Elle n’est plus disponible qu’en occasion mais semble assez facile à compléter.

Sur la forme, il s’agit de petits volumes en noir et blanc, papier entre le « Bon livre » et le « journal », les miens commencent à jaunir. Couverture cartonnée souple avec une illustration monochrome protégée par une jaquette brillante en couleur, un manga des plus standards. A noter que les extrémités de certaines pages sont un peu rognées, il peut même arriver qu’un phylactère soit entamé ! Ceci reste heureusement assez rare. J’adorerai une édition reliée comme les volumes doubles de Chobits !

L’histoire nous parle de Kaoru Hanabishi, jeune étudiant fauché et d’Aoi Sakuraba, héritière d’une grande famille japonaise propriétaire de plusieurs grands magasins. Un jour, cette dernière débarque chez Kaoru et déclare être sa fiancée. Notre étudiant est en fait le fils d’une autre grande famille Japonaise mais il a préféré la quitter pour vivre seul. Comme de coutume dans le Japon traditionnel, leur mariage était arrangé depuis leur enfance mais le départ de Kaoru lui faisant renoncer à son héritage a rompu les fiançailles. Or, Aoi tient à ce mariage plus qu’à tout...

Bon, afin d’y voir plus clair, une brève présentation des personnages :

Kaoru Hanabishi, Personnage principal. Il a quitté sa riche famille pour vivre seul comme étudiant. Passablement solitaire, il est membre du club de photographie de son université. Il fut fiancé à Aoi dans son enfance. Mais sa fuite a rompu les fiançailles

Aoi Sakuraba, Yamato nadeshiko. Héritière d’une autre grande famille, elle s’entraîne depuis toute jeune à être la femme parfaite de Kaoru, Elle porte toujours un Kimono « Tsumugi » bleu, ce qui est assez peu courant pour une jeune fille (Les teintes sombres et unies sont plutôt portées par les dames d’un certain âge). Elle est douée en tâches ménagères et est une excellente cuisinière !

Miyabi Kagurazaki, « Dame desu ! », La gouvernante d’Aoi, c’est elle qui lui a tout appris, personne rigide et sévère. Elle est chargée de surveiller et de protéger Aoi.

Tina Foster, « Elle est blonde, elle boit du saké et elle parle le Hakataben ». Jeune fille du club de photographie de l’université de Kaoru. Américaine vivant à Fukuoka depuis l’âge de 5 ans, toujours joyeuse, c’est elle qui a entraîné Kaoru dans le club de photo. A tendance à boire plus que de raison et aime saluer les filles en leur attrapant le poitrine par derrière.

Taeko Minazuki : « Je vais faire de mon mieux ! » Autre membre du club de photographie, recrutée pour sa poitrine. Elle travaille d’arrache-pied en tant que domestique dans la résidence d’Aoi.

Mayu Miyuki : « Kaoru chéri ! » Héritière d’une autre riche famille, sa mère est styliste et son père parton d’une grande entreprise. Souffre de la solitude et s’est attachée à Kaoru lors d’une réception mondaine plusieurs années auparavant. Elle a étudié d’arrache-pied en Angleterre pour sauter deux années. Elle a été placée par son père dans la même université que Kaoru. Personne directe, franche et qui ne cache pas vouloir devenir la femme de Kaoru. 

Ce manga fait cohabiter deux genres ; une histoire d’amour sérieuse sur fond d’opposition entre le monde moderne et le japon traditionnel ainsi qu’une délire de harem-pantsu à la Love-Hina (en moins WTF que Love Hina, je vous le concède). Ces deux rythmes sont très intéressants car ils permettent de ne pas tomber dans les extrêmes de chaque genre. Le rythme global reste assez tranquille, l’histoire suit son cours gentiment en mettant l’accent sur les personnages et leurs relations, on reste dans les codes du « Slice of life », autant dire qu’il vaut mieux apprécier ce genre. L’intrigue globale étant plutôt légère ! Les dessins sont réussis avec des graphismes un peu « à l’ancienne », des personnages très expressifs et des décors bien détaillés. Je ne peux juger la traduction faute de lire suffisamment bien le Japonais. Attention toutefois au ecchi qui est parfois un peu trop présent, ça pourrait être gênant si vous lisez au boulot ! 

Une autre chose que j'apprécie particulièrement, ce sont les petits rappels culturels concernant le contenu du volume ainsi que l'explication sur le titre. De plus, Pika a e bon goût de laisser l'explication du sens de lecture dans chaque volume, je peux ainsi laisser tranquilement un ou deux volumes aux toilettes comme ça tout le monde en profite :-)

Le Japon traditionnel est à l'honneur dans cette série, on y apprent pas mal sur les comportements et d'autres choses, ce qui est très intéressant, Je recommande vivement ce manga!

manga
[+1]

déc 19

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, je vais vous parler de Tamayura.

Tamayura est un OAV en 4 épisodes sorti en novembre et décembre 2010 en deux volumes DVD ou Blu-ray. Il s’agit visiblement de la dernière production de Hal Film Maker avant son rachat. La production a été dirigée par Junichi Sato.

Image Tamayura

Personnages :

Fū Sawatari, 沢渡 楓 (Sawatari Fū) : Personnage principal de l’animé. Petite fille en première année de collège (High school). Férue de photographie, elle ne sort jamais sans le Rollei 35S de son défunt père. Elle a tendance à se mettre dans des positions dangereuses pour réussir ses photos. Généralement, elle gère mal le stress et devient très nerveuse si elle est prise de court, ce qui n’aide pas à cacher sa maladresse. Surnom : Potte.

Fu Sawatari

Kaoru Hanawa, 塙 かおる (Hanawa Kaoru) : Amie d’enfance de Fū, elle s’est déclarée « fétichiste des odeurs », par conséquent, elle adore tout ce qui sent bon et se souvient des odeurs des lieux. N’aime pas quand Norie l’appelle Kao-tan.

Maon Sakurada, 桜田 麻音 (Sakurada Maon) : Fille plutôt discrète et timide qui ne parle que rarement mais s’exprime souvent par un petit sifflement.

Norie Okazaki, 岡崎 のりえ (Okazaki Norie) : Amie de Maon, fille extravertie et très active. Elle semble complètement fan de Kō.

Kō Sawatari, 沢渡 香 (Sawatari kō) : Petit frère de Fū (Les Sawatari sont des gens bien, ils aiment les prénoms simples !), il ressemble à une fille et sème parfois la confusion sur les photos. C’est lui qui a motivé Fū à reprendre la photo en retrouvant un album de son père.

Momoneko-sama, ももねこ様 : Un "animal" qui me laisse perplexe, il est rose, ressemble à une grosse peluche ronde et semble avoir un effet "moe +10" sur Fū qui n'arive jamais à en tirer une photo valable. Point d'explication sur sa nature. Pas de rôle particulier.

Synopsis :

On commence quand Fū et sa famille arrivent à Takehara, dans la préfecture d’Hiroshima. Elle est en première année de lycée et considère que ce déménagement est comme un nouveau départ. Elle va rapidement se lier d’amitié avec Norie et Maon.

C’est un peu vide, mais étant donné le style « tranche de vie » de cet OAV, c’est normal qu’il n’a ait pas une intrique fulgurante ! La seconde partie (épisodes 3 et 4) est par contre centrée sur la recherche du lieu de prise de vue de la photo exposée au magasin.

Commentaire :

Cet OAV m’a été recommandé sur un forum de photo argentique (35mm-compact.com, si vous voulez tout savoir.). J’ai de suite compris pourquoi, on entre en scène avec un Rolleiflex et un Canon F-1 dans une vitrine! Le thème central étant la photographie, surtout les émotions qu’elle dégage (la technique n’est pas abordée). Si ce sujet ne vous intéresse pas, vous risquez de vous ennuyer un peu. Le souvenir est aussi un thème récurrent, intimement lié à la photo. Certaines réflexions peuvent sembler simplistes ou naïves mais tombent presque toujours dans le mille, c’est la grande force de cet OAV, sa simplicité. Les personnages sont typés et attachants. A propos du titre, les Tamayuras sont des "enfants de la lumière" qui se manifestent sur les photos quand l'amour règne dans la scène, il faut le voir pour bien saisir l'idée.

Côté dessin, c’est très plaisant. Je ne suis jamais allé à Takehara mais la ville serait assez bien reproduite, ça donne vraiment envie d’aller y griller quelques pellicules. L’animation semble faite essentiellement à l’ancienne, je n’ai en tout cas pas eu cette sensation de regarder une animation flash que j’ai parfois remarqué sur d’autres animes.

Cet animé est un bol d’air pur, Cette joyeuse équipe vous prend presque par la main pour vous entraîner dans leurs aventures. Il suffit de se laisser faire et de passer un bon moment. Pas de ecchi ni de fan service déplacé, pas d’histoire d’amour débile, juste le calme d’un été japonais dans un cadre idyllique. Je recommande chaudement aux photographes qui ont gardé un peu de leur âme d’enfant.

A noter la présence d'un anime nommé "Tamayura: Hititose" dont la seconde saison sortira en 2013. Je n'ai pas vu tous les épisodes mais c'est dans le même esprit.

Voilà, à pluche!

またね!

team photo

AnimeOAVtamayura
[+2]

nov 24

Bonjour à tous!

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un petit coup de cœur que j'ai eu chez mon vendeur de bouquins préféré: L'Antholoie du Franponais.

 

Kesako Franponais? C'est simplement l'usage pas toujours correct du Français par les Japonais. Puisque le Français "fait classe", on le retrouve à toutes les sauces, spécialement sur les devantures des pâtisseries!

Ce livret est un petit recueil de photos des "messages" les plus insolites, la couverture est des plus explicites:

couv anthologie

Il s'agit là du volume 1 sur 2. 

A 8,5€, des dizaines de fous rires, c'est pas trop cher payé.

Pour les rageux, ce n'est pas un ouvrage méchant envers les Japonais, l'auteur précise même qu'il existe plusieurs ouvrage de ce type au Japon recensant les usages erronnés les plus cocasses. Une double page fournit quelques exemples charmants!

Ben, voilà, c'est court mais y'a pas plus à dire, Je recommande chaleureusement!

A+

franponais
[+4]

nov 21

Chalut!

Tout d'abord, toutes mes excuses pour cette longue absence, mon nouveau travail m'occupe le soir, c'est à dire quand je suis normalement le plus disposé à écrire des articles et à lire ou regarder des mangas.

Qu'à celà ne tienne, je vais vous parler aujourd'hui d'un film d'animation du Studio Ghibli, dirigé par Hiroyuki Morita, sorti en 2002, Neko no ongaeshi, en français sous le nom de "Le royaume des chats" on notera la présense en tant que producteur exécutif du célèbre Hayao Miyazaki.

Le royaume des chats

L'histoire est celle de Haru, une fille banale de 17 ans qui, en rentrant de l'école, sauve un chat gris des roues d'un camion. Après coup, il s'avère que ce chat se lève et parle à Naru: Il est le prince du royaume des chats et va tout faire pour remercier la jeune fille qui n'est pas au bout de ses peines!

J'ai bien aimé le regarder, plaisant, mignon sans être mièvre, un conte pour toute la famille.

Si vous ne l'avez pas vu, arrêtez-vous ici!

 

Les thèmes clés sont la dette d'honneur, sujet cher au cœur de nos amis nippons, avec le roi des chats qui, constatant que Haru n'aime pas l'herbe à chat ni les souris va tout faire pour marier Haru à son fils, le prince Loon qu'elle a sauvé. L'identité est aussi un thème fort, c'est en se souvenant de qui elle est que Haru ne deviendra pas une chatte.

On peut dresser quelques parallèles avec "Le voyage de Chihiro" sorti un an plus tôt, on retrouve l'idée d'une fille atterrissant dans un monde mystérieux peuplé de créatures non-humaines qui va devoir pour s'en sortir se souvenir de son identité. Tandis que la transformation est mentale pour Chihiro, elle est ici physique chez Haru puisque notre protagoniste se transforme vraiment en chatte et que plus elle se résigne à son destin, plus la transformation avance (des moustaches lui poussent). Dans les deux cas, l'héroïne en sort grandie, Haru étant ici amoureuse du Baron, un chat qui l'a aidée tout au long de son périple dans le monde des chats à la place d'un garçon de son école. On voit aussi à la fin qu'elle se lève à l'heure, signe de maturité.

Haru neko!

Pourquoi je ne peux pas m'empêcher de trouver ça trop mignon?

J'y ai aussi trouvé des clins d'œil aux films de cape et d'épée, je ne m'attendais pas à un résultat aussi épique pour un film sur des chats! 

Les dessins sont beaux, couleurs vives, pastels, c'est maîtrisé et l'animation ne fait pas "informatique". J'ai en horreur les animations générées informatiquement qui me donnent l'impression de regarder un site en flash à cause de leur fluidité lissée bien trop artificielle.

Quoi qu'il en soit, je citerai Cyrano de Bergerac: "C'est un peu court, jeune homme!" Le scénario est expédié à toute vitesse, ne laissant aucun répit au spectateur. Le studio Ghibli avait pour habitude de laisser quelques scènes purement contemplatives qui permettaient de se "reposer", pas ici! De même, les personnages sont moins recherchés, le film est en général moins complexe au niveau des personnages, étant donné qu'il est très manichéen. Plus j'y pense, plus j'ai un arrière-goût de "Chihiro kawaii nekomimi". De plus, le film ne semble passer aucun message, ce qui est encore une fois inhabituel pour le studio Ghibli...

De ce point de vue, le film est décevant. Plaisant à regarder mais manquant cruellement de caractère pour en faire un bon Ghibli. Je ne regrette toutefois aps l'achat du DVD! 

 

Voilou, A+ les enfants!

Nya!

neko royaume chats ghibli
[+4]

oct 02

Konnichiwa !

Aujourd’hui, je vais vous parler de CHOBITS.

Chobits est un ~ classification faisant débat dans les forums ~. Toutefois, Je vais suivre la voie de l’éditeur en le désignant comme shônen, créé par le studio CLAMP entre 2001 et 2002. 

 

Sur la forme :

Série en 8 volumes de chez Pika édition. Format manga de base, couverture souple avec jaquette. La jaquette est texturée un peu comme du cuir ce qui lui donne un toucher agréable et une apparence semi-matte très plaisante. Ce sentiment est accentué par le papier épais et de bonne facture ainsi que de la présence de pages en couleur même dans l’édition normale, ce qui mérite d’être mentionné.

Les pages couleur sont sur le même papier que le reste, contrairement à la réédition de Sailor Moon ou elles étaient sur du papier glacé bien blanc, meilleur au niveau colorimétrique mais moins bon au toucher. Je préfère un petit problème de blancs sur le papier standard que de galérer pour tourner les pages du glacé.

On notera aussi la présence d’un petit dessin cartonné offert en encart dans chaque livre, faites attention !

Parallèlement à ceci, Une nouvelle édition est en train de sortir : volumes doubles en grand format avec couverture cartonnée rigide. Là, je dis OUI ! Ça fait plus que plaisir de voir un manga aussi soigné au niveau de l’édition, les pages en couleur restent mais passent en glacé, c’est probablement la règle chez pika dorénavant…

En résumé, c’est en voyant ce beau livre que j’ai découvert la série, c’est dire !

 

Sur le contenu :

Brève présentation des personnages.

Hideki Motosuwa (本須和 秀樹): Personnage principal. Originaire de la campagne, il a été recalé à l’examen d’entrée à l’université. Pour remédier à cela, il rejoint la capitale pour intégrer une classe de préparation. Fauché, il travaille dans un bar, indécrottable célibataire (ndr : tape-m’en 5, mon pote !), il a tendance à parler tout seul à haute voix et à aimer les magazines coquins. Impulsif et naïf mais fondamentalement gentil. C’est le genre de personnage qui n’a aucune chance dans le monde réel mais qui peut faire des miracles sous la plume d’un mangaka.

Tchii (ちぃ): Personnage principal. Tchii est un « persocom » (de PERSOnal COMputer, pour ceux qui dorment au fond), dans le manga, on utilise la traduction « ordinateur ». Ces persocom sont des ordinateurs à forme humaine. Hideki la trouve un soir sur un tas d’ordure et la ramène chez lui (ndr : moi aussi, j’ai aussi trouvé des ordis dans les poubelles mais c’étaient des pentium II tout moches ><). A son démarrage, tchii ne sait que dire « Tchii », d’où son nom. Hideki va devoir tout lui apprendre. Tchii est l’innocence incarnée, elle n’a aucune notion du bien ou du mal. Matériel inconnu, OS inconnu, elle fera sécher tous les amis de Hideki qui s’y connaissent en ordis. 

Hirômu Shimbo (新保弘): Camarade de classe de Hideki, c’est lui qui va l’aider au début de l’histoire pour ses déboires informatiques.

Sumomo (すもも): Persocom portable de Shimbo. Haute d’une trentaine de centimètre, ce petit persocom tout mignon est programmé pour danser quand elle est en attente, elle sert de téléphone, de système de navigation, d’agenda, de réveille-matin et de coach sportif. Shimbo lui a installé un logiciel d’écriture pour qu’elle dessine à la main au lieu d’imprimer « Parce que c’est plus mignon ».

Minoru Kokobunji (国分寺 稔): Expert et créateur de Persocom personnalisés, c’est un ami de Shimbo. C’est lui qui va investiguer sur les origines de Tchii qui pourrait bien être un « Chobits », un de ces persocom légendaires dotés de pensée.

Chitose Hibiya (日比谷 千歳): Propriétaire de la pension où vit Hideki. C’est elle qui va aider Hideki à s’occuper de Tchii, par exemple en lui fournissant des vêtements pour habiller celle-ci.

 

Epoque :

 L’intrigue se déroule dans un futur proche. La seule différence notable est la présence de persocom en lieu et place des ordinateurs conventionnels.

 

Synopsis :

Hideki arrive à Tokyo de sa campagne natale, là, il découvre ces « persocom » dont il avait seulement entendu parler. Sans le sou, il constate qu’il peut s’asseoir dessus pour un bout de temps. Il trouve une fois en rentrant de son travail un superbe persocom abandonné, heureux de sa trouvaille, il la ramène chez lui. Après avoir cherché le bouton d’allumage en vain pendant des heures, il finit par réussir à allumer la bête (ndr : Où était le bouton ? A vous de lire !) Pour constater que ce superbe persocom (mimant une fille de 16 ans, so mmmmooooeeee) ne sait dire que « tchii », il constate que son système ne donne que « no data comme information. Tchii est donc vierge (pas de blagues, bande de pervers) de tout système et ne devrait pas démarrer. De plus, elle a fait crasher Sumomo à qui shimbo a demandé de l’analyser…

Qui est donc Tchii ?

 

Extraits: (scans pourris de mon scanner pourri)

Chobits scan 01

Première page du volume 1, on voit que la seule différence des persocom et des humains sont dans ces grandes oreilles cachant leurs connecteurs.

 

Chobits scan 2

Jolie planche double page, quand Tchii démarre.

 

Chobits scan 03

Au début, notre pauvre Hideki est quelquepeu désemparé...

 

chobits scan 04

Allez, là, 50% des lecteurs ont déjà craqué pour la petite Tchii!

 

Chobits scan 05

Cadeau bonux! D'ailleurs, les pages de garde des chapitres ont chacun des images en diptyques, triptyques, quadriptyques, etc sur le même thème sans rapport avec le chapitre. Moi, j'aime bien.

 

Avis :

Dessins: C’est beau. Vraiment. J’aime beaucoup le style de CLAMP, très soigné. Le seul bémol serait au niveau des yeux manquant parfois d’expression. Le reste du visage rattrape ce manque. De plus, les passages représentant les livres de Tchii (« La ville déserte ») font merveille en faisant passer le lecteur à autre chose.

Scénario: Les relations entre les personnages sont le point central de cette série et sont donc particulièrement soignées. Non seulement entre les personnages mais aussi entre les humains et leurs machines, sujet plutôt anticipé à l’époque, tristement d’actualité de nos jours, avec de plus en plus d’accros au web/otakus qui préfèrent leur petit monde virtuel au monde réel. De plus, l’intrigue tient jusqu’aux derniers chapitres, ce qui est agréable, rien de plus frustrant de tout deviner trop tôt.

On a aussi une quête d’identité avec Tchii qui ne se souvient plus de qui elle est. Cette facette de l’histoire se retrouve tout au long de l’histoire, c’est en partie le moteur du scénario sur lequel viennent se greffer les autres thèmes. L’autre partie est la quête de l’être aimé. Tout le monde prévient Hideki de ne pas tomber amoureux de Tchii, elle est mignonne mais n’est qu’un ordi ! Saura-t-il résister ? Peut-on tomber amoureux d’une machine sans sentiments ?

Telles sont les questions posées dans Chobits. Certaines réponses sont données, d’autres simplement suggérées. A vous de lire !

 

Ma conclusion : La série est courte, 8 volumes, ça mange pas de foin. L’histoire tient la durée et les dessins font plaisir à regarder sans trop de fan-service (et ça, j’aime !). Ma foi, les personnages sont attachants, on s’identifie bien à Hideki (qui est fait pour ça) et Tchii est trop craquante (kawaiiiii !). Les autres personnages sont attachants et crédibles. Un must !

mangachobitskawaii
[+3]

sept 10

Aloha tout le monde !

 

Aujourd’hui, ce n’est pas un manga dont je vais vous parler mais d’un jeu vidéo : Hatsune Miku: Project DIVA 2nd.

 

Il y a quelques années, j’avais une PSP achetée au hasard sur un vide-grenier, péniblement crackée (encore chercher un pote  qui a une PSP crackée pour modifier la batterie et tout le bazar). J’avais quelques jeux mais finalement, je l’ai revendue. Il y a quelques mois, je découvre miku et constate qu’elle a un jeu sur psp, je fouille mon site d’occasions favoris, en trouve une avec plein de jeux pour pas cher. Aussitôt rentré, la bête est crackée en 5 min, on n’arrête pas le progrès ! Faute de carte de crédit pour commander online et faute de le trouver dans n’importe quel magasin, j’ai ouvert mon meilleur client bittorrent et téléchargé l’ISO (pas d’HADOPI en Suisse ;-)). Je précise qu’il est d’ores et déjà sur ma liste de trucs à acheter quand j’irai au Japon !

Bref, Project DIVA 2nd sorti en 2010 au Japon sur PSP. Il fait suite au premier Project DIVA auquel je n'ai pas assez joué pour faire un test.

Le jeu est intgralement en Japonais, logique. On trouve toutefois sur le net un patch à appliquer à l'ISO du jeu pour disposer d'une traduction partielle en anglais.

 

Bref, lançons le jeu!

 

project DIVA start screen

 

Ah, ce jingle, deux notes pleines de bons souvenirs, ici chantées par Miku! ^.^

L'écran titre est... coloré avec une petite musique sympa,

Project DIVA 2nd screenshot

 

On charge une partie ou on en crée une nouvelle et nous voilà au menu principal du jeu:Project DIVA 2nd screenshot

On a notre Miku et un choix d'options: la principale étant tout de même le jeu de rythme. On peut voir le personnage bouger, attendre, ou montrer qu'il est de mauvaise parce que vous le délaissez. Je reviendrais là-dessus.

 

Gameplay

Bref, le jeu consiste en fait à appuyer sur les boutons de la console quand ceux-ci s'affichent à l'écran. On a droit à un didacticiel qui explique bien ce qu'il faut faire:

Project DIVA 2nd screenshot

 

Après le tuto, on peut passer au jeu:

Project DIVA 2nd screenshot

Un clip défile avec ces symboles, quand le rond rose atteint sa cible, il faut appuyer sur "rond". Les actions sont notées comme suit:

Cool: Parfaitement dans le temps

fine: bon

safe: limite

sad: mauvais

worst: complètement hors-temps ou mauvaise touche

A noter qu'on rapporte plus de points en faisant des combos, soit des suites de cool et fine sans interruption. Le rond en bas à droite représente une jauge d'énergie, elle monte quand vous réussisez des notes et baisse si vous en ratez. Si elle descend trop bas, la chanson s'arrête et vous devez recommancer.

Project DIVA 2nd screenshot

Une fois la chanson finie, l'écran des scores s'affiche, on a une récapitulation de vos performances. La note finale est calculée par le nombre de cool et fine, dépendant de chaque chanson. Les possibilités sont:

Perfect: Combo total, pas un safe ou inférieur.

Excellent: En général dix notes fausses sont tolérées.

Great: Mieux que Standard, moins bien que Excellent

Standard: Le minimum syndical pour considérer la chanson comme réussie et débloquer le niveau de difficulté supérieur.

Cheap: Vous êtes arrivé au bout de la chanson mais votre score n'est pas assez bon.

Miss X Take: Vous êtes trop nul et n'avez pas fini la chanson.

 

Le jeu comprend trois types de notes: simples, longues et doubles. Les simples demandent d'appuyer une fois sur la touche, les longues demandent de maintenir le bouton appuyé et de le lâcher au bon moment, compte comme deux notes plus un bonus dépendant de la durée, si vous lâchez au milieu, ce sera tout de même un Worst! Pour finir, les doubles, en forme de flèches, demandent un appui sur la touche symbole ainsi que sur la touche corresondante du pavé directionnel (par exemple, au "rond" correspond la touche "droite")

En matière de difficulté, on commence assez facile, le mode easy ne comporte qu'une touche mais le niveau monte vite! 

Easy: Une seule touche, pour débloquer une chanson, il faut réussir la précédente en easy.

Normal: Deux touches, pour avoir ce niveau, il faut réussir la chanson en easy. Toutes les chansons réussies en normal débloquent les deux dernières.

Hard: Les 4 touches sont utilisées, finissez une chanson en normal pour la débloqier en Hard

Extreme: 4 touches aussi, avec un niveau de sadisme en plus. Finissez une chanson en Hard pour l'avoir.

 

Les modules


C'est le nom donné aux personnages du jeu: Ils sont au nombre de 9. On a au début seulement Miku standard. On peut ensuite les débloquer en réussissant certaines chansons à certains niveaux. Une fois de nouveaux modules débloqués, on doit encore les acheter dans le shop avec les points que l'on gagne en réussissant des chansons. Comme personnages, on peut avoir Miku, Kagamine Rin et Len, Megurine Luka, Kaito, Meiko, Akita Neru, Yowane Haku et enfin Sakine Meiko. Tout ce petit monde ne se promenant pas à poil, on débloque aussi des costumes pour chacun d'entre eux en réussissant des chansons. Il faut aussi les acheter après. 

N'importe quel module peut jouer dans n'importe quelle chanson, la bande son reste toutefois la même. Imaginez Kaito qui chante et danse sur Popipo avec la voix de Miku et vous comprendrez qu'il faut faire gaffe à ce qu'on prend! D'ailleurs, à propos de popipo, La voilà en mode extrême, vous voyez de quoi je parle quand je cause de sadisme?


 

Quelques exemples de modules:

Project DIVA 2nd screenshot

Project DIVA 2nd screenshotNon, on ne peut pas jouer la petite pieuvre :(

 

Je vous ai parlé de l'humeur des modules, eh bien oui, leur humeur change et se dégrade si vous ratez des chansons ou les oubliez un peu trop longtemps...

Project DIVA 2nd screenshot

On voit que j'ai beaucoup joué avec Miku et Luka, la plupart des autres tirent la gueule, bande de jaloux! On peut aussi remonter leur moral en leur offrant des cadeaux. Chaque personnage a son caractère, Miku est par exemple presque toujours contente tandis que Yowane Haku sera plus facilement triste.

Chaque personnage a sa chambre, si vous prenez la peine de la débloquer puis de l'acheter, vous pouvez la décorer avec des objects débloqués puis achetés dans le shop et même en changer le thème. Dans cette chambre, vous pourrez vour votre personnage vaquer à ses occupations comme dormir, chanter, danser, écrire, lire des mangas érotiques.

Project DIVA 2nd screenshot

 

Vous pouvez aussi leur offrir des objets que vous avez achetés, s'ils les aiment, ils seront tout contents et le mettront quelque part dans leur chambre. Les sims, c'est du pipi de chat à côté!

Petit bonus: Les chargement sont illustrés par des artworks réalisés pour l'occasion pas divers artistes, ils sont toujours différents. exemple:

Project DIVA 2nd screenshot

 

On a gentiment fait le tour. c'est le moment de conclure.

 

Pour moi, c'est un très bon jeu qui exploite parfaitement le "vieux" hardware de la PSP, graphiquement, le jeu est soigné, je n'ai rien vu de vraiment moche. On notera que les clips sont tous différents et que les chorégraphies sont bien effectuées. On peut télécharger sur le PSN une extension appelée "Project DIVA Dreamy Theater" pour la PS3 qui permet de jouer sur écran HD avec la PSP et les graphiques de la PS3, on voit bien que les développeurs ont tiré le meilleur de la console portable si on compare les résultats.

Niveau scénario, ben, y'en a pas, c'est un jeu de rythme. Mais les voir les personnages, s'occuper d'eux et leur offrir des vêtement est assez vite addictif si on se met en tête de vouloir voir Luka en maillot de bain. *__*

Le gameplay est simple et efficace, on prend vite le jeu en main et la variété des 47 chansons fait qu'on peut s'amuser pendant un moment. La montée en difficulté est assez dure à suivre, je n'ai fini depuis deux mois que 4 chansons en Hard.

Bien entendu, il vaut mieux être fan de Vocaloid, sinon c'est moins rigolo.

 

A+ les enfants!

Project DIVA 2nd screenshot

 

 

Hatsune MikuPSPjeu vidéoProject DIVA
[+6]

sept 09

Bonzouur à tous ! ça faisait un petit moment que je n’avais pas écrit, désolé de cette absence !

 

Bon, je vais vous parler du manga Suzuka, de Kouji Seo. Série en 18 volumes parue entre mars 2004 et septembre 2007, c’est plutôt récent par rapport aux vieilleries que je vous ai présentées jusqu’alors. Cettesérie a été adaptée en aminé, je n'ai vu que le premier épisode qui suit très fidèlement le manga. Je ferais donc un cas général.

Suzuka T1

Bref, Suzuka est un shônen, centré sur les relations amoureuses de Yamato Akitsuki, 15 ans, arrivant à Tokyo de la campagne d’Hiroshima.

Il loge chez sa tante qui possède un bain public et une résidence réservée aux jeunes femmes. Pas de bol, en arrivant de la gare, il passe devant son futur lycée et voit une fille faisant du saut en hauteur et en tombe aussitôt amoureux. Elément déclencheur de l’aventure, puisque cette fille, s’appelant Suzuka Asahina est un des espoirs sportifs du lycée.

Le hasard faisant bien les choses, notre protagoniste se retrouve dans la chambre juste à côté de la demoiselle. Il va bien entendu tenter de bien s’entendre avec elle mais c’est fort mal barré : Yamato est plutôt distrait et maladroit, ce qui énerve passablement la très stricte et perfectionniste Suzuka. Il s’avère que Yamato est très bon en course et décide, afin de se rapprocher de la petite Suzuka, de s’inscrire au club d’athlétisme.

 

Personnages :

 

Yamato Akitsuki (秋月 大和, Akitsuki Yamato) : 15 ans, né le 30 juillet, 176 cm, 60 kg, groupe sanguin O.

C’est le personnage principal, il vient de la campagne dans la préfecture de Hiroshima, Plutôt désinvolte et impulsif, il réfléchit assez peu ses actions, ce qui génère pas mal de situations gênantes.

 

Suzuka Asahina (朝比奈 涼風, Asahina Suzuka) : 15 ans, née le 1er juin, 164 cm, groupe sanguin B, mensurations 80-58-83.

Elle est le personnage féminin principal de la série, dont Yamato tombe éperdument amoureux. Originaire de Yokohama, elle est venue à Tokyo car elle a été recrutée pour ses talents sportifs en saut en hauteur. C’est une personne discrète qui se met une pression énorme pour ne pas décevoir les gens qui croient en elle. Elle a un sens de l’honneur très développé et se montre souvent très critique envers les gens qui ne se prennent pas au sérieux.

 

Yasonubu Hattori(服部 安信, Hattori Yasunobu) : né le 16 décembre, 175 cm, 62 kg, groupe sanguin O.

Ami de Yamato, qu’il a rencontré étant enfant, Son plus grand souhait est que la polygamie soit légalisée au Japon, ça en dit long sur le personnage, coureur de jupons invétéré. Il donnera souvent des conseils en amour à Yamato. Bien que ce dernier s’en méfie.

 

Honoka Sakurai  (桜井 萌果, Sakurai Honoka) : née le 16 septembre, 155 cm, groupe sanguin A, mensurations 81-59-84.

Amie de Yamato, elle l’a rencontré la première fois au temple du quartier étant alors enfant, elle est dans la même classe que Yamato. Personne très douce, gentille et attentionnée.

 

Miki Hashiba    (羽柴 美紀, Hashiba Miki) : née le 31 décembre, 167 cm, groupe sanguin O, mensurations 88-58-85.

Sprinteuse du club d’athlétisme, elle est une amie de Suzuka. Elle aide aussi à booster Yamato quand celui-ci se relâche.

 

Le point fort de cette série, c’est le dessin. Seo-sensei sait y faire et les planches sont superbes, entrecoupées de portraits en pleine-page au début des chapitres. C’est un style manga très classique : grands yeux, cheveux pointus. Mais quand tu t’arrêtes 5 secondes sur chaque portrait, en faisant « mmmmh », c’est que c’est bien dessiné. Je précise aussi qu’étant que cette série comporte dans ses lieus récurrents un bain public destiné aux femmes, quelques scènes de nu sont présentes, esprits trop puritains, faites attention ! Après, ce n’est pas du Hentai, on ne voit rien d’autre que des nichons et quelques scènes comiques et quiproquos toujours efficaces.

Niveau scénario, je ne veux rien spoiler, mais ce sont des histoires d’amour souvent bien pimentées, Yamato attirant bien plus de nanas qu’il ne croit !

 Enfin, sur la forme, ce sont de petits volumes brochés avec couverture souple et jaquette satinée. Le tout imprimé sur papier recyclé. Tout ce qu’il y a de plus standard. On devine dans les nuances de gris de certaines planches qu’elles étaient en couleurs, vivement une édition collector afin de redécouvrir ces dessins ! D'ailleurs, petit +1 pour les éditions pika qui incluent un guide de lecture pour expliquer au néophyte l'ordre des phylactères, pratique quand on laisse le bouquin au toilettes!

Selon moi, c’est toujours un régal à lire, les petites histoires parallèles et les strips 4 cases sur l’auteur sont toujours rigolos à lire tout en faisant une pause dans l‘histoire. Hélas, un fan-service trop prononcé à mon goût, principalement sur les points de vues choisis pour les images, elles sont souvent à genoux, ces petites ! Oh, malheur, on la voit par derrière avec son petit jean moulant ! Bref, c’est joli mais bon...

Une série centrée sur les relations entre des personnages attachants desservie par des dessins somptueux, je dis OUI !

 

Petite analyse et commentaire personnel:

 

ATTENTION : CE QUI SUIT REVELE LA FIN DE L’HISTOIRE ET DES MOMENTS CLES !

ARRÊTEZ-VOUS ICI SI VOUS N’AVEZ PAS LU LA SERIE !

 

 

 

Dans cette série, on suit la formation et l’évolution d’un couple, du premier regard au mariage. Le thème du dépassement de soi si cher aux shônen est omniprésent à travers les efforts de Yamato pour conquérir et garder sa belle.

 Honoka tire aussi le même enseignement de sa brève (mais intense) relation avec lui, elle va devoir prendre confiance en elle pour aller de l’avant, reconquérir Yamato servant de motivation pour la convaincre de suivre sa carrière de modèle, bien qu’elle finisse forcée de renoncer à lui tout en poursuivant sa vie. De cette relation, Yamato gardera la paix intérieure l’aidant à mieux savoir ce qu’il veut.

 Suzuka a une personnalité complexe (en plus du quota de complexité dû à son sexe), ayant une peur bleue de décevoir ses proches qui l’encouragent, elle se met une pression énorme pour avoir un comportement exemplaire. Ceci explique qu’elle paraisse froide et désagréable, quand on fait de tels efforts, il n’est rien de plus insupportable que de voir quelqu’un prendre les choses à la légère. Ce que Miki avait pris pour de la suffisance n’est autre que le reflet de cette exigence du meilleur. Cette culture de la perfection, Yamato en est peu familier, mais par amour, celui-ci va suivre cet exemple, malgré les brimades et commentaires de Suzuka.

 Elle a aussi peur de perdre Yamato, comme elle a perdu Kazuki alors qu’elle allait lui avouer ses sentiments. Pour se protéger et éviter toute nouvelle déception amoureuse, elle va refuser les avances de ce dernier, jusqu’à ce qu’elle ait fait son deuil. Cependant, elle ne s’ouvre pas à Yamato, quand bien même ceux-ci sont ensemble, c’est encore cette peur de se jeter corps et bien dans une relation et un souhait de ne pas décevoir son être aimé, préférant tout garder pour elle. Il faudra du temps pour qu’elle accorde enfin sa confiance à Yamato. Passé ce cap, leur relation pourra s’épanouir jusqu’à la scène dans le noir après laquelle ils se réveillent ensemble.

 Yamato, quand à lui, va à Tokyo pour que sa vie change, après qu’il se soit pris un râteau qui finalement n’en était pas un, étant donné qu’il s’est enfui après sa déclaration ratée sans laisser à l’autre le temps de donner sa réponse qui aurait été oui. Son tempérament fonce-dans-le-tas et désinvolte ainsi que sa maladresse lui joueront des tours, lui attirant l’ire de Suzuka. S’il avait été plus posé, il n’aurait pas osé se lancer dans l’athlétisme et aurait suivi les conseils de ses amis le lui déconseillant. Cette motivation à prouver à Suzuka qu’il peut bien faire les choses va l’aider à remonter dans l’estime de la sauteuse. Il apprendra le sens du sacrifice, autre thème sous-jacent de la série, quand il fera face à ses responsabilités après avoir mis Suzuka enceinte (c’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai battu mon record d’insultes envers un personnage de manga, l’aurait pu prendre des capotes, comme tout le monde, quoi !), preuve qu’on offre pas des porte-bonheur pour l’accouchement impunément.

 Décidé à sacrifier sa carrière de sportif pour son amour en trouvant un travail, il convaincra Suzuka de garder l’enfant. Chacun a pris un peu de l’autre : Yamato a pris du sérieux de Suzuka, elle a pris de Yamato un peu d’égoïsme, afin de poursuivre ce qu’elle veut vraiment et non pas ce qu’on veut d’elle. Happy end, mariage heureux.

manga suzuka koji seo
[+3]

août 07

Aujourd’hui, Je vais vous parler de Cat’s Eye.

Cat’s Eye est un manga de Tsukasa Hojo publié entre 1981 et 1985. On trouve actuellement une édition « de luxe »  (la seule disponible, est-ce qu’on peut appeler ça du luxe ?) chez Panini manga. A 10€ le volume, ce n’est pas une collection bon marché ! Ce sont toutefois de beaux volumes, format A5, un peu plus grands que les mangas habituels. Ils ont quelques pages en couleurs et une jaquette satinée avec des parties brillantes. La collection actuelle fait 15 volumes.

Il raconte l’histoire des trois sœurs Kisugi et de l’inspecteur Toshio Utsumi. Elles tiennent un café, le Cat’s Eye, dans la juridiction d’Inunari qui se situerait dans le quartier  d’Harajuku, à Tokyo. Ce quartier n’existe pas, inutile de chercher ! Mais ces joyeuses cafetières (Celles que tiennent un café, pas les machines, hein !) sont aussi d’insaisissables voleuses d’art. D’une grande classe, elles envoient toujours une carte de visite au propriétaire avant le vol afin de lui dire quel tableau elles vont prendre et à quelle heure elles vont passer. Elles emportent malgré tout l’œuvre en question à chaque fois au nez et à la barbe de Toshio, inspecteur au comissariat d’Inunari (d’ailleurs, petit clin d’œil, inunari contient bien 犬, inu, signifiant… chien. Comme chien et chat, donc !).

Personnages principaux :

Rui Kisugi : Ainée des 3 sœurs, cerveau de la bande, elle met au point les plans d’action. Posée, calme, elle s’emporte rarement.

Hitomi Kisugi : C’est elle qui commet les vols en général, sort avec Toshio. Caractère bien trempé, impulsive, susceptible et parfois jalouse. Sa position délicate envers Toshio, qu’elle connaît depuis le Lycée, est un des moteurs de la série. Elle profite souvent de sa relation pour soutirer des informations du commissariat.

Aï Kisugi : sœur cadette, garçon manqué plein d’humour. Elle est aussi un petit génie, fabricant divers outils ou gadgets pour les vols. 

Toshio Utsumi : Inspecteur chargé de capturer Cat’s Eye. Il est aussi le petit ami d’Hitomi. Chargé de l’affaire cat’s eye, maladroit et gaffeur, il est souvent mené en bateau par par sa proie, va petit à petit tomber amoureux de Cat’s. Ou comment réaliser un triangle amoureux à deux ! Policier zélé, il cumule pourtant les rapports à cause de ses échecs. Il semble assez mal payé.

On va commencer par les dessins, Le trait de Tsukasa Hojo est fin et agréable, Il fait un peu moins « manga », du fait que les proportions des personnages sont gardées. Pas de gros yeux ici. On se rapproche plus d’un comics, sans les extravagances du genre. C'est son premier manga célébre, il perfectionnera son dessin au fil de la série. D'ailleurs, je l'avais passé à un pote qui me l'a rendu 30 secondes plus tard en disant:" c'est pas manga, ça, j'aime pas les dessins.".

Voici un extrait du T2, source planeteBD. (j'ai prêté les miens, je ne peux donc pas les scanner!)

Catseye T2

 

L'auteur:

Tsukasa Hojo 

C'est lui, par lui!

Hojo est aussi l'auteur de City Hunter, de F. Compo et de Angel Heart. Il a 53 ans et est un mangaka célébre au Japon. Cat's Eye est sa première série à succès, il confirmera avec City Hunter (Nicky Larson en VF), succès mondial.

Scénario:

L'histoire mêle romance, enquêtes, un soupçon d'érotisme grâce au charisme de nos trois voleuses  et un humour bien senti souvent grâce aux gaffes de notre ami Toshio, on s'amuse bien en le lisant. Pour être critique, le scénario est parfois léger, avec des raccourcis hélas visibles. C'est un des points noirs de la série. 

 

Toujours est-il que je vous le recommande, lisez-en un bout au magasin pour voir!

 

A++

 

mangashonenshôjotsukasacat'seye
[+2]

juil 27

Bonjour à tous,

je vais aujourd'hui vous parler de Nicolas Bouvier.

GNE?

QUI?

 

Nicolas Bouvier est un auteur-photographe-journaliste Suisse né le 06 mars 1929 au Grand-Lancy, près de Genève et mort le 17 février 1998 à Genève. Il a fait des études universitaires de droit, d'histoire médiévale et de Sanskrit. Passionné par les voyages, il partira avec un ami de Belgrade à Kaboul dans sa petite Fiat Topolino en 1953. Il décrit ce voyage dans son livre le plus connu "L'usage du monde" (que je n'ai pas encore lu). A Kaboul, Son ami part se marier à Ceylan et il continue seul dans sa petite voiture, avec pour compagnons les "Essais" de Montaigne, son appareil photo et les paysages. 

Il gagne Ceylan, ses amis sont déjà rentrés, il est malade, seul, déprimé dans un pays qu'il ne supporte pas, l'errance se poursuit en devenant intérieure, il frise la folie. Il raconte ces 7 mois dans "Le poisson-scorpion". Après celà il embarque sur un bateau qui l'emmènera au Japon en 1955, il y restera une année pour y retourner dans les années en 1964 avec sa femme et ses enfants pour une autre année.

 

Couverture de Chronique Jponaise

"Chronique Japonaise"(ISBN 2228894001) est écrit sur les notes de ses trois voyages au Japon, mêlés de passages racontant l'histoire du pays. Il avait en effet pour habitude de noter ce qu'il voyait dans de petits carnets ou autres. Son style est très objectif, érudit, il décrit franchement ce qu'il voit, toutefois avec une certaine tendresse. Le Japon des années 50 n'est pas le Japon d'aujourd'hui, l'étranger est encore une curiosité dont il faut se méfier. Il raconte le nô, parle du zen et essaie de comprendre, de s'immiscer dans cette société en vase clos, du moins, autant qu'un gaijin le peut. « Le voyageur est une source continuelle de perplexités. Sa place est partout et nulle part. Il vit d’instants volés, de reflets, de menus présents, d’aubaines et de miettes. Voici ces miettes… » Bouvier nous gratifie de vraies tranches de vie, quelques instantanés pris sur le vif, d'un un côté décousu du récit, l'action ne se suit pas vraiment, on saute de scène en scène comme on feuilleterait un album photo.

Il vivra dans un quartier populaire de Tokyo, essayant de s'adapter, en prenant en photo ses habitants, puis à Kyoto lors de son deuxième séjour. Il parcourira Hokkaido et Kyushu. Le Tokyo des années 50 n'est pas une mégalopole, il a encore ses quartiers pauvres, ses petites maisons de bois. 

Ici donc, pas de kawaii, neko girl, ou Electric Town. Tout juste quelques transistors passant du Jazz, du classique ou autres européenneries. On peut tâter d'un japon pas encore maquillé d'électronique et de manga. Et j'aime bien, Bouvier a essayé de comprendre le Japon par le bas, avouant qu'il ne connait pas d'autre pays plus habile « pour vous retirer avec tant de dextérité la chaise de dessous les fesses ». Une autre caracréristique, l'humour, fin, sans en faire trop, il fait de cette lecture un vrai plaisir.

A lire donc, c'est un petit livre de poche qui se glissera partout. On trouvera d'autre textes de ses carnets dans "Le vide et le Plein"(ISBN 2842301765) ainsi que ses photos accompagnées des passages concernés dans "Le Japon de Nicolas Bouvier"(ISBN 2842301528).

 

Message aux résidents Japonais: l'avez-vous lu? Est-ce que ça a changé?

 

Merci de votre attention!


A+

Voyageauteur
[+3]

juil 21

Bonjour à tous! Je vais aujourd’hui vous parler de Sailor Moon.

 

Sailor Moon ? Gné ?

 

Usagi Tsukino

 

Commençons par le début : c’est quoi Sailor Moon ?

Sailor Moon (美少女戦士セーラームーンBishōjo Senshi Sērā Mūnou Bishōjo Senshi Sailor Moon) est un shojo de genre « Magical Girl » créé par Naoko Takeuchi entre 1992 et 1997, le manga faisait 18 volumes à l’origine. Un animé à suivi presque immédiatement (Un mois plus tard(!)). Il dure 200 épisodes et fut arrêté un mois avant le manga, en février 1997.

Cette série raconte l’histoire d’Usagi Tsukino (うさぎ 月野, Bunny Rivière dans l’anime), jeune fille ordinaire de 14 ans, aux très longs cheveux blonds coiffés en longues couettes avec deux chignons en forme de boules sur la tête (en forme de Dango, selon la réédition!). Paresseuse, systématiquement en retard, goinfre et pleurnicheuse, elle peut passer pour une horrible gamine mais est en réalité une amie très sympathique. Toutefois, un jour, elle découvre (en marchant dessus) une chatte noire dotée de parole qui lui annonce qu’elle est une guerrière chargée de retrouver et de protéger une mystérieuse princesse, de stopper d’étranges malfaiteurs qui sèment la pagaille dans Tokyo et contre lesquels la police est désemparée et de retrouver le cristal d’Argent, pas plus de détails au début, en route pour l'aventure (ndr: baaannnnnga!)!

Usagi devient donc Sailor Moon en changeant de costume ; elle troque son uniforme scolaire « Sailor fuku » de base pour un autre, plus seyant : Jupe et col bleus, nœud, coudières et bottes rouges.

 Très vite, elle rencontrera d’autres guerrières :

 

Sailor Mercury (« 亜美 水野 », Amy Mizuno, Molly dans l’anime) : Costume bleu, cheveux bleus courts, maitrise l’eau en créant un brouillard qui désoriente leurs ennemis. Amy est dans le même collège qu’Usagi mais a, quand à elle, un QI de 300 et est l’élite du collège, elle veut devenir médecin. C’est le cerveau de la bande.

 

Sailor Mars (« レイ 火野 », Rei Hino, Raya dans l’anime) : Costume rouge, cheveux longs noirs. A de jolis escarpins à talons ! Maîtrise le feu en envoyant des flammes sur son ennemi. Rei est une miko au temple Hikawa, elle a des dons de voyance. A un caractère bien trempé et se chamaille souvent avec Usagi. Dans le manga, son caractère est plus posé et solitaire

 

Sailor Jupiter (« まこと 木野 », Makoto Kino, Marcy dans l’anime) : Costume vert, cheveux bruns en queue de cheval, maîtrise la foudre en envoyant des éclairs sur ses victimes. Makoto est orpheline, elle a perdu ses parents dans un accident d’avion. Elle vit seule et fait très bien la cuisine, ce qui attire Usagi. Elle a malgré tout des airs de garçon manqués dissimulant une personnalité plus romantique. Plus mature que la moyenne des guerrières, elle est un peu leur « grande sœur ».

 

Sailor Venus (美奈子 愛野, Minako Aino, Mathilda (-_-‘) dans l’anime) : Costume jaune, longs cheveux blonds avec un ruban rouge. Personnage particulier puisqu’elle était une guerrière avant Sailor Moon, et jouissait d’une certaine popularité, en tant que « Sailor V », on voit des titres de journaux vantant ses exploits dans le manga et elle a un manga, un animé et un jeu vidéo à son nom dans la salle de jeu que fréquentent Usagi et elle sans le savoir. Elle provient du manga « Sailor V » du même auteur publié dès 1991.

Elle a découvert ses pouvoirs en rencontrant Artémis, un chat blanc doué de parole, qui est un collègue de Luna, la chatte noire d’Usagi.

En tant que « prototype » d’Usagi, elle a plusieurs points communs avec elle, comme son côté gamine ainsi qu’une relative ressemblance physique.

Maîtrise la lumière en envoyant une sorte de laser sur ses ennemis.

 

Les 5 guerrières

Passez la souris sur les images pour les changer! 

Ce sont là les cinq guerrières de la première saison, je n’ai pas vu les autres…

Tuxedo mask

Elles vont aussi rencontrer le mystérieux Tuxedo Mask, "l’homme masqué" dans l’animé. Sorte d’Arsène Lupin, toujours en smoking avec un petit masque blanc et un chapeau haut de forme, il envoie des roses sur les ennemis des guerrières quand elles sont dans une impasse, il semble très puissant car réussit toujours à sauver les Sailor en détresse, il en fera craquer plus d’une d’ailleurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La classe, quoi! 

Cette série a eu un succès phénoménal. Elle a été adaptée en animé, diffusé sur le club Dorothée, en série live et en comédie musicale. D'ailleurs, elle a relancé le style magical girl qui s'épuisait en y insufflant un peu de sentai, des Bioman pour filles en quelque sorte! J'avais lu dans un commentaire youtube (bonjour la fiabilité des sources...) du générique américain qui est beaucoup plus punchy que le japonais qu'ils ambitionnaient de faire de Sailor Moon le Power Rangers pour les filles!

Je fais juste un petit aparté sur l’adaptation en français, qui mérite qu’on s’y arrête. Les noms des personnages furent changés, les voix sont simplement affreuses (écoutez la voix de Luna quand elle miaule, « miiaaaaaoooo ». Indescriptible. Ou encore les traductions des attaques. De « Moon Tiara Action ! », on passe à « Frisbee lunaire, agis tout de suite ! » Aie.

D’autant plus que le générique japonais fut changé pour une superbe chanson de Bernard Minet (ndr: Youuuhouuu !)

 

Sailor Moon, Sailor Moon, une fille pas comme lees auuutreuuh!

 


Compris pourquoi je ronchonne?

 

Cette série était devenue introuvable, les volumes de chez Glénat étant épuisés et non réimprimés. La série était un peu tombée dans l’oubli.

 

Jusqu’au 02 août 2012 !

 

Pika a acquis les droits (que l’auteure avait rachetés, contrôlant strictement les utilisations). On a donc droit à une édition toute nouvelle, calquée sur la réédition japonaise.

 

Le comparatif !

 

Sailor Moon a été édité en 1995 chez Glénat. Il s’agit d’un livre broché avec couverture en carton 0.4mm glacé brillant en couleurs avec rabats. Papier recyclé standard.

 

Sailor moon 1 glénat

Ce volume 1 contient les chapitres 1 à 5.

 

La réédition Pika de Juillet 2012 est un livre broché avec couverture en carton blanc de 0.25mm glacé imprimée monochrome rose avec jaquette en couleurs, finition satinée. Papier recyclé standard, premières pages sur papier glacé en couleurs.

 

Sailor moon T1 pika

Ce volume 1 contient les chapitres 1 à 6.

Nous allons examiner différentes pages en regardant tour à tour les deux éditions. Ce sont des scans que j’ai effectués moi-même, je ne suis pas l’auteur du contenu, les droits appartiennent à leurs ayant-droits (logique…) respectifs, soit Glénat pour l’ancienne édition et Pika pour la nouvelle.

Commençons par le début: avant, on avait ça:

Old Sailor Moon 1

 

Et voici la nouvelle:

Sailor moon page1

Sailor Moon page 2

Sailor Moon page 3

 

On remarque plusieurs différences, la première est une symétrie axiale, l'ancienne édition est dans le sens de lecture européen.

Pour rester dans l'européanisation, on constate que les onomatopées en kanas ont aussi été remplacées, alors que la réédition se contente de "sous-titrer" pour garder le dessin.

Parlons langage: Il semble bien plus développé dans la réédition, l'originale utilisait un langage très familier ("AAH, tous les matins, je suis dans le coaltar" -> "C'est trop dur le matin! J'ai encore sommeil..."), visiblement pour faire "à la mode" et plaire aux jeunes filles. La réédition, de par ce changement de style, s'adresserait-elle aussi aux fans ayant grandi? On remarque aussi des notes explicatives sur le nom d'usagi, qui avait été simplement traduit dans l'ancienne version. Cela montre un public cible plus curieux des détails!

Sur la forme, la police d'écriture est différente, on passe d'une sorte de comic sans ms à la police habituelle des mangas actuels, ça donne aussi tout de suite plus de sérieux au texte (ndr: NON, le Comic sans MS n'est PAS adapté aux documents sérieuxYell) Sans compter le fait que les planches couleur ont été gardées et qu'un artwork et le sommaire se sont glissés dans entre les deux premières pages, suivant les "normes" éditoriales actuelles.

On sent une "remise aux normes" générale, le manga passe à un niveau plus sérieux, maintenant que cette littérature est reconnue, contrairement à l'époque ou ça passait pour un simple phénomène de mode pour les enfants.

 

Extrait suivant:

En 1995:

old Sailor moon chap2

suite chap2

En 2012:

Sailor moon chap2 new

newchap2 part2

 

Plusieurs points intéressants: Le message de l'auteure a disparu de la réédition et la disquette a été remplacée par un CD!

On a une visible modernisation, la disquette se voit remplacée par un CD, les bruitages informatiques "bip bip" passent à des clics de souris, les ordis ne bippent plus depuis longtemps, voyons! 

Cependant, un détail m'interpelle, sur la dernière planche, on voit la main d'Usagi sur la disquette/CD, l'ancienne édition montre une disquette énorme par rapport à la main (à moins qu'elle ait de toutes petites mimines) alors que le CD est bien proportionné, Glénat aurait-il délibérément modifié le dessin pour adapter la technologie à quelque chose de plus habituel en France?

Quand à la disparition du message de l'auteure, c'est pour moi un des points négatifs de cette réédition, à vouloir faire trop sérieux, on perd le fun...

 

Au suivant, troisième et dernier extrait:

1995:

SM Chap3 old

2012:

SM chap3 new

 

En lisant le "Vade retro Satanas", j'avais tiré à peu près cette tête là. Pourquoi une prêtresse shinto crierait-elle ça? POURQUOI?

Là, le sérieux de la réédition aide vraiment. Les Kanji du temple et du "billet" (ndr: Là, si quelqu'un veut m'aider, c'est volontiers, je ne suis pas très documenté en religion shinto) restent et ne sont pas remplacés par des traductions. Par contre, quelque chose m'interpelle, Le nom de Sendai Saka est traduit (Butte de Sendai) alors que cela semble contraire à ce que je constate dans le reste de la réédition. 

 

Conclusion:

 

Cette réédition fait passer Sailor Moon dans la cour des grands, finies la police mièvre et les expressions un peu trop "djeun's", on a droit à une traduction probablement plus fidèle à l'original. En repasseant au sens de lecture original, elle en redevient étrangement plus fluide, probablement à cause de l'habitude de lire des manga en sens japonais. Le manga revient dans les canons éditoriaux actuels, couverture à jaquette matte, pages couleurs, un plus bel objet. Elle cible visiblement les fans de la première heure, tout en gardant son fond bien shojo pour attirer les demoiselles. J'ai en tout cas pris beaucoup de plaisir à le redécouvrir!

Je vous le recommande chaleureusement.

 

Merci de votre attention!

 

A+

SailorMoonglénatpikacomparatifréédition
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