Bonzouur à tous ! ça faisait un petit moment que je n’avais pas écrit, désolé de cette absence !
Bon, je vais vous parler du manga Suzuka, de Kouji Seo. Série en 18 volumes parue entre mars 2004 et septembre 2007, c’est plutôt récent par rapport aux vieilleries que je vous ai présentées jusqu’alors. Cettesérie a été adaptée en aminé, je n'ai vu que le premier épisode qui suit très fidèlement le manga. Je ferais donc un cas général.

Bref, Suzuka est un shônen, centré sur les relations amoureuses de Yamato Akitsuki, 15 ans, arrivant à Tokyo de la campagne d’Hiroshima.
Il loge chez sa tante qui possède un bain public et une résidence réservée aux jeunes femmes. Pas de bol, en arrivant de la gare, il passe devant son futur lycée et voit une fille faisant du saut en hauteur et en tombe aussitôt amoureux. Elément déclencheur de l’aventure, puisque cette fille, s’appelant Suzuka Asahina est un des espoirs sportifs du lycée.
Le hasard faisant bien les choses, notre protagoniste se retrouve dans la chambre juste à côté de la demoiselle. Il va bien entendu tenter de bien s’entendre avec elle mais c’est fort mal barré : Yamato est plutôt distrait et maladroit, ce qui énerve passablement la très stricte et perfectionniste Suzuka. Il s’avère que Yamato est très bon en course et décide, afin de se rapprocher de la petite Suzuka, de s’inscrire au club d’athlétisme.
Personnages :
Yamato Akitsuki (秋月 大和, Akitsuki Yamato) : 15 ans, né le 30 juillet, 176 cm, 60 kg, groupe sanguin O.
C’est le personnage principal, il vient de la campagne dans la préfecture de Hiroshima, Plutôt désinvolte et impulsif, il réfléchit assez peu ses actions, ce qui génère pas mal de situations gênantes.
Suzuka Asahina (朝比奈 涼風, Asahina Suzuka) : 15 ans, née le 1er juin, 164 cm, groupe sanguin B, mensurations 80-58-83.
Elle est le personnage féminin principal de la série, dont Yamato tombe éperdument amoureux. Originaire de Yokohama, elle est venue à Tokyo car elle a été recrutée pour ses talents sportifs en saut en hauteur. C’est une personne discrète qui se met une pression énorme pour ne pas décevoir les gens qui croient en elle. Elle a un sens de l’honneur très développé et se montre souvent très critique envers les gens qui ne se prennent pas au sérieux.
Yasonubu Hattori(服部 安信, Hattori Yasunobu) : né le 16 décembre, 175 cm, 62 kg, groupe sanguin O.
Ami de Yamato, qu’il a rencontré étant enfant, Son plus grand souhait est que la polygamie soit légalisée au Japon, ça en dit long sur le personnage, coureur de jupons invétéré. Il donnera souvent des conseils en amour à Yamato. Bien que ce dernier s’en méfie.
Honoka Sakurai (桜井 萌果, Sakurai Honoka) : née le 16 septembre, 155 cm, groupe sanguin A, mensurations 81-59-84.
Amie de Yamato, elle l’a rencontré la première fois au temple du quartier étant alors enfant, elle est dans la même classe que Yamato. Personne très douce, gentille et attentionnée.
Miki Hashiba (羽柴 美紀, Hashiba Miki) : née le 31 décembre, 167 cm, groupe sanguin O, mensurations 88-58-85.
Sprinteuse du club d’athlétisme, elle est une amie de Suzuka. Elle aide aussi à booster Yamato quand celui-ci se relâche.
Le point fort de cette série, c’est le dessin. Seo-sensei sait y faire et les planches sont superbes, entrecoupées de portraits en pleine-page au début des chapitres. C’est un style manga très classique : grands yeux, cheveux pointus. Mais quand tu t’arrêtes 5 secondes sur chaque portrait, en faisant « mmmmh », c’est que c’est bien dessiné. Je précise aussi qu’étant que cette série comporte dans ses lieus récurrents un bain public destiné aux femmes, quelques scènes de nu sont présentes, esprits trop puritains, faites attention ! Après, ce n’est pas du Hentai, on ne voit rien d’autre que des nichons et quelques scènes comiques et quiproquos toujours efficaces.
Niveau scénario, je ne veux rien spoiler, mais ce sont des histoires d’amour souvent bien pimentées, Yamato attirant bien plus de nanas qu’il ne croit !
Enfin, sur la forme, ce sont de petits volumes brochés avec couverture souple et jaquette satinée. Le tout imprimé sur papier recyclé. Tout ce qu’il y a de plus standard. On devine dans les nuances de gris de certaines planches qu’elles étaient en couleurs, vivement une édition collector afin de redécouvrir ces dessins ! D'ailleurs, petit +1 pour les éditions pika qui incluent un guide de lecture pour expliquer au néophyte l'ordre des phylactères, pratique quand on laisse le bouquin au toilettes!
Selon moi, c’est toujours un régal à lire, les petites histoires parallèles et les strips 4 cases sur l’auteur sont toujours rigolos à lire tout en faisant une pause dans l‘histoire. Hélas, un fan-service trop prononcé à mon goût, principalement sur les points de vues choisis pour les images, elles sont souvent à genoux, ces petites ! Oh, malheur, on la voit par derrière avec son petit jean moulant ! Bref, c’est joli mais bon...
Une série centrée sur les relations entre des personnages attachants desservie par des dessins somptueux, je dis OUI !
Petite analyse et commentaire personnel:
ATTENTION : CE QUI SUIT REVELE LA FIN DE L’HISTOIRE ET DES MOMENTS CLES !
ARRÊTEZ-VOUS ICI SI VOUS N’AVEZ PAS LU LA SERIE !
Dans cette série, on suit la formation et l’évolution d’un couple, du premier regard au mariage. Le thème du dépassement de soi si cher aux shônen est omniprésent à travers les efforts de Yamato pour conquérir et garder sa belle.
Honoka tire aussi le même enseignement de sa brève (mais intense) relation avec lui, elle va devoir prendre confiance en elle pour aller de l’avant, reconquérir Yamato servant de motivation pour la convaincre de suivre sa carrière de modèle, bien qu’elle finisse forcée de renoncer à lui tout en poursuivant sa vie. De cette relation, Yamato gardera la paix intérieure l’aidant à mieux savoir ce qu’il veut.
Suzuka a une personnalité complexe (en plus du quota de complexité dû à son sexe), ayant une peur bleue de décevoir ses proches qui l’encouragent, elle se met une pression énorme pour avoir un comportement exemplaire. Ceci explique qu’elle paraisse froide et désagréable, quand on fait de tels efforts, il n’est rien de plus insupportable que de voir quelqu’un prendre les choses à la légère. Ce que Miki avait pris pour de la suffisance n’est autre que le reflet de cette exigence du meilleur. Cette culture de la perfection, Yamato en est peu familier, mais par amour, celui-ci va suivre cet exemple, malgré les brimades et commentaires de Suzuka.
Elle a aussi peur de perdre Yamato, comme elle a perdu Kazuki alors qu’elle allait lui avouer ses sentiments. Pour se protéger et éviter toute nouvelle déception amoureuse, elle va refuser les avances de ce dernier, jusqu’à ce qu’elle ait fait son deuil. Cependant, elle ne s’ouvre pas à Yamato, quand bien même ceux-ci sont ensemble, c’est encore cette peur de se jeter corps et bien dans une relation et un souhait de ne pas décevoir son être aimé, préférant tout garder pour elle. Il faudra du temps pour qu’elle accorde enfin sa confiance à Yamato. Passé ce cap, leur relation pourra s’épanouir jusqu’à la scène dans le noir après laquelle ils se réveillent ensemble.
Yamato, quand à lui, va à Tokyo pour que sa vie change, après qu’il se soit pris un râteau qui finalement n’en était pas un, étant donné qu’il s’est enfui après sa déclaration ratée sans laisser à l’autre le temps de donner sa réponse qui aurait été oui. Son tempérament fonce-dans-le-tas et désinvolte ainsi que sa maladresse lui joueront des tours, lui attirant l’ire de Suzuka. S’il avait été plus posé, il n’aurait pas osé se lancer dans l’athlétisme et aurait suivi les conseils de ses amis le lui déconseillant. Cette motivation à prouver à Suzuka qu’il peut bien faire les choses va l’aider à remonter dans l’estime de la sauteuse. Il apprendra le sens du sacrifice, autre thème sous-jacent de la série, quand il fera face à ses responsabilités après avoir mis Suzuka enceinte (c’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai battu mon record d’insultes envers un personnage de manga, l’aurait pu prendre des capotes, comme tout le monde, quoi !), preuve qu’on offre pas des porte-bonheur pour l’accouchement impunément.
Décidé à sacrifier sa carrière de sportif pour son amour en trouvant un travail, il convaincra Suzuka de garder l’enfant. Chacun a pris un peu de l’autre : Yamato a pris du sérieux de Suzuka, elle a pris de Yamato un peu d’égoïsme, afin de poursuivre ce qu’elle veut vraiment et non pas ce qu’on veut d’elle. Happy end, mariage heureux.