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mar 12

Je vous avais déjà parlé de la multiplication des rayons destinés au matériel de survie dans les magasins japonais, suite au séisme de 2011. Le jour même du tremblement de terre j’avais pu constater que pas mal d’entreprises étaient bien équipées en kits de survie et que le nombre d’employés avec des casques dans la rue le 11 mars était relativement important.

Mais même si les grandes sociétés et les écoles sont équipées depuis longtemps les familles japonaises n’ont pas vraiment une mentalité de “preppers”. Pour faciliter les choses, de nombreuses entreprises ont sorti des kits de survie complets destinés à Monsieur et Madame Tout-le-monde. Et il y en a vraiment pour tout le monde, et si on tape “kit de survie” en japonais sur Amazon Japon on nous propose pas moins de 3845 articles. Comparez à Amazon.fr pour voir.

Le kit de base

Photo: Mr Wabu sur flickr

Le kit de base contient un casque, des gants, de l’eau et un peu de nourriture, une lampe torche, une couverture de survie, un sifflet, un masque, une serviette et des pansements ou bandages. Le tout enfermé dans un sac qui réfléchit la lumière la nuit.

Parfois, une carte de la ville et d’autres accessoires sont aussi inclus mais en général il n’y a pas trop de choses pour garder le sac assez léger. C’est le kit type distribué par les entreprises à leurs employés.

Le kit complet

Le sac de survie que l’on garde dans un placard à la maison peut être plus complet. Il contient souvent une radio qui fonctionne à l’énergie solaire ou manuelle et celle-ci fait souvent office de torche. Dans le kit présenté sur cette photo on voit que la radio/lampe torche sert aussi à recharger les appareils nomades et qu’un jeu d’adaptateurs pour téléphones et tablettes est même fourni. Un autre élément très présent et très utile est un jeu de sacs en plastique ou de toilettes transportables, souvent accompagné de poudre chimique pour supprimer les odeurs et de papier toilette. À côté de ça un petit K-way pour la pluie et des sous-vêtements de rechange sont parfois inclus également.

Le kit pour enfant

L’idéal est bien sûr que chaque membre de la famille possède son kit de survie. Et les enfants ne sont pas laissés de côté. Même si la plupart des kits pour enfants sont assez classiques on en trouve aussi des plus originaux. Ainsi on peut voir au Japon les kits de survie Hello Kitty pour les filles et Kumamon pour les garçons. Le fabricant San-x vise lui les deux sexes avec Rilakkuma et Korilakkuma.

Les kits pour enfants sont des packs plus légers que les kits pour adultes mais comportent néanmoins les objets de base comme la couverture de survie, le sifflet, la lampe torche, de l’eau et quelques autres choses.

Le kit pour animal de compagnie

On n’oublie pas les chiens et les chats qui prennent au Japon une place très importante dans la famille. Ainsi certains kits de survie sont spécialement adaptés aux animaux.

Ce kit comprend un sac de transport, des gamelles, de l’eau en canette, un tapis litière et des sacs en plastique.

Photo Barcroft Media

Ici c’est carrément l’animal qui porte son kit. Celui-ci contient entre autres choses des vêtements de protection contre la pluie, des chaussons pour se déplacer sur terrain accidenté sans se blesser les pattes, et de l’huile d’aromathérapie pour soulager l’animal effrayé. On distingue aussi sur ces deux versions la présence d’un sifflet, d’un grelot, et d’une capsule qui renferme certainement les coordonnées du propriétaire de l’animal. On remarque aussi la présence d’une poignée qui permet d’attraper l’animal en cas de besoin et l’utilisation de couleurs voyantes de jour comme de nuit sur le sac.

Conseils

Si vous pensez à préparer un kit de survie pensez à y inclure de l’argent liquide car en cas de crise les DAB sont souvent coupés à cause de coupures d’électricité. Et pour en savoir plus sur comment se préparer à une catastrophe, ou même à l’apocalypse, vous pouvez suivre la série documentaire “Doomsday Preppers” sur National Geographic Channel.

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mar 11

Le 11 mars est devenu, comme vous le savez tous, une journée de deuil national au Japon. À travers tout le pays et même très loin en dehors des frontières, les pensées de millions de personnes vont aux victimes du terrible tsunami du 11 mars 2011.

Mais deux ans après la catastrophe c’est surtout la colère et l’indignation qui grondent parmi les Japonais.

En 1995, après le séisme qui a ravagé la ville de Kobe, les Japonais avaient été choqués de découvrir des malversations entourant les bâtiments et infrastructures publics qui n’avaient pas été construits conformément aux normes parasismiques. Comme si chaque catastrophe était vouée à dévoiler les points noirs d’une nation ou d’un gouvernement le séisme de 2011 a, lui aussi, levé le voile sur certains aspects négatifs du Japon.

Cette fois les Japonais ont pu être fiers de leurs constructions. Seuls des villes et villages japonais auraient pu encaisser un tel tremblement de terre avec si peu de dégâts matériels et de victimes. Mais la population a malheureusement compris que le pays était mal très préparé face à la menace des gros tsunamis. Systèmes d’alerte trop lents et digues trop basses n’ont pas su empêcher les vagues meurtrières de raser des villages côtiers en un rien de temps et de frapper des installations nucléaires.

Le nucléaire est d’ailleurs devenu l’un des sujets sensibles ces deux dernières années. Régulièrement, et encore il y a quelques jours, des manifestations sont organisées pour protester contre l’utilisation de l’énergie nucléaire. Une première dans un pays où les manifestations sont rarissimes.

Mais le nucléaire n’est pas le seul problème qui engendre la colère et l’incompréhension des gens. Après deux ans les travaux de reconstruction dans les zones dévastées n’ont toujours pas commencé. Le Japon a l’argent, il a le savoir-faire, il a la main-d’œuvre, mais il a aussi et surtout une administration extrêmement lourde, complexe et lente. Les maires des communes du nord crient leur désarroi devant l’immobilité de l’Agence de la reconstruction créée pour aider à la reconstruction mais qui ne fait que ralentir les choses. Chaque yen distribué par l’État doit être attribué à un projet précis et dépensé d’une manière précise. Pour entamer un nouveau projet il faut à chaque fois faire des demandes à droite et à gauche et patienter des mois pour avoir une réponse. Résultat, après deux ans des milliers de familles vivent toujours dans des logements préfabriqués sans savoir quand ils auront à nouveau un vrai toit sur la tête.

À ceci viennent s’ajouter d’autres polémiques. Par exemple l’argent dédié à la reconstruction du nord et notamment les dons reçus de l’étranger seraient utilisés pour rénover les routes dans le sud du pays. Le gouvernement incite à construire des digues plus hautes mais toujours trop basses pour contenir un nouveau tsunami de même ampleur que celui de 2011. De fait, les populations du nord se sentent abandonnées et affirment que s’il fallait reconstruire une grande ville comme Tokyo ou Osaka on verrait les choses avancer beaucoup plus vite.

Après le séisme, et encore maintenant, la population japonaise a impressionné le monde entier par sa dignité et sa résistance face à une catastrophe sans précédent. Mais aujourd’hui on est aussi en droit de s’interroger et de s’inquiéter sur la capacité des pays, même les plus grands, à protéger et à soutenir leurs habitants dans les moments difficiles. Dans une période où le monde entier est secoué par des crises en tous genres, si même les pays les plus riches et les plus modernes sont incapables d’apporter aide et assistance à la population il apparaît de plus en plus difficile de regarder l’avenir avec optimisme.

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août 16

La dernière mode au Japon est de se balader dans la rue avec un sac sur la tête. Non, je déconne. Même si je ne serais qu’à moitié surpris.

Grappa (site officiel) présente ses Eco & Safety Bags. Des sacs pour faire les courses qui peuvent servir, en cas de besoin, à se protéger de catastrophes naturelles comme, au hasard, les tremblements de terre.

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avr 09

“Japan. Thank You.” est une campagne menée par l’organisation nationale du tourisme japonais qui a débuté fin février et qui continuera jusqu’à la fin avril. Le logo représente des fleurs de cerisiers qui s’envolent sur fond de drapeau japonais.

Cette campagne a été mise en place pour remercier la communauté internationale pour son soutien au Japon après le séisme du 11 mars 2011. Elle a aussi pour but de remercier les touristes qui continuent de choisir le Japon comme destination de voyage. Contrairement aux prédictions initiales les touristes internationaux sont plus nombreux que prévu; en janvier 2012 on notait une baisse de seulement 4.5% de visiteurs étrangers par rapport au même mois un an plus tôt. L’impact du séisme sur l’économie du tourisme n’aura duré que quelques mois et c’est une bonne nouvelle. Et à en juger par le nombre incroyable de “Blancs” croisés dans le parc de Yoyogi ce week-end à l’occasion du hanami ça ne m’étonnerait pas que les touristes soient même plus nombreux cette année qu’en 2010.

Cette photo a été prise dans une rue d’Akihabara. On peut voir cette affiche dans les quartiers touristiques, sur les bus publics, à l’aéroport etc. Outre une campagne d’affichage le Japon diffuse aussi son message de remerciement sur des prospectus, via des vidéos ou en créant des évènements spéciaux.

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mar 17

Cette semaine c’est la semaine “tremblements de terre” au Japon. Depuis que l’on a célébré le premier anniversaire du séisme/tsunami dimanche dernier on a eu le droit à deux bonnes secousses près de Tokyo et un mini-tsunami (30 cm) dans le nord à Hokkaido.

La semaine dernière je vous parlai des rayons dédiés au matériel de survie qui avaient pris de l’importance dans les magasins japonais. Aujourd’hui voici un exemple de ce genre de rayons ainsi que des accessoires vendus dedans. La série de photos qui suit a été prise dans un magasin Loft, une enseigne qui vend des accessoires et des objets de déco pour la maison.

Une partie du rayon "survie" dans un magasin Loft.

Un livret spécial séisme à Tokyo. Comprend des cartes pour se déplacer en ville lorsque le trafic est paralysé, et toutes les infos pratiques à connaître en cas de situation de crise (emplacement des centres de secours, conseils etc.).

Le casque fait partie des kits de base distribués dans les entreprises et les écoles. Certains ont une forme spéciale, sûrement plus efficace qu'un casque rond traditionnel.

Compteur Geiger de poche. Un objet dont on parle beaucoup depuis Fukushima. Environ 75 euros.

Chargeur solaire pour les appareils nomades, pensé principalement pour les téléphones portables.

Le parapluie deux-en-un avec lampe de poche intégrée dans la poignée.

Le combo radio et lampe de poche. Fonctionne souvent sans piles, avec une dynamo manuelle.

La "paille" pour purifier l'eau et la rendre potable.

Des sacs plastiques avec fermeture hermétique en guise de toilettes.

Les sifllets pour signaler sa présence si l'on se retrouve coincé dans des décombres.

On trouve aussi en rayon toutes sortes d'objets pour caler les meubles, protéger ses écrans de télé ou d'ordinateur etc. Ça évite la casse et protège les habitants des maisons, surtout les enfants.

Une douche portable qui s'utilise à l'extérieur.

De la nourriture lyophilisée ou en canette qui se conserve longtemps. Pour constituer une réserve.

Les drops dont nous parlions il y a quelques jours comme idée cadeau. Il existe aussi une version séisme. Grâce à l'emballage en métal elles se conservent 3 ans.

De la glace lyophilisée. Ça vient des U.S.A. et ça fait partie des rations qu'emportent les astronautes lors de missions spatiales. On m'en a rapporté des États-Unis l'année dernière et je suis déçu d'en trouver au Japon pas loin de chez moi...

Les housses de protection pour tablette ou smartphone. C'était dans le rayon d'à côté mais ça pourrait faire partie du kit de survie.

Les pantoufles pour faire le ménage en marchant. Aucun rapport, ne cherchez pas.

Selon les témoignages de victimes du tremblement de terre de Kobe en 1995, les 3 choses les plus utiles après un séisme sont: de l’argent liquide, des vêtements chauds/de rechange, et du papier toilette. Bien sûr une trousse de premiers secours et une couverture de survie devraient aussi faire partie du kit de base.

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mar 11

Déjà une année d’écoulée depuis le séisme du 11 mars 2011. Vous allez manger des images du tsunami sur tous les JT et partout sur le net alors essayons de traiter l’actualité différemment.

À Tokyo, si vous me demandez les différences entre “avant” et “après” le tremblement de terre, j’aurais du mal à vous répondre. On voit encore une ou deux affiches “Save Power” de temps en temps dans la ville, et quelques éclairages publics sont toujours éteints le soir. Mais à part ces petits détails on ne remarque pas vraiment de changement. Une chose que l’on peut voir tout de même c’est que les rayons consacrés aux équipements de survie ou camping sont plus gros et placés plus en évidence dans les magasins. Pareil dans les magazines de livraison à domicile, une page est toujours consacrée à ce genre d’articles.

Et parmi tout le matériel de première nécessité, entre les lampes de poche et les rations lyophilisées, se trouvent souvent… des toilettes.

Mine de rien c’est super important! Le manque de toilettes a été un problème lors du tsunami l’année dernière, et durant les mois qui ont suivi la catastrophe un bon nombre d’entreprises s’est mis à sortir toutes sortes de produits pour que les victimes puissent au moins se soulager la vessie avec intimité et hygiène, si ce n’est dans le confort.

Une pensée pour les victimes.

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jan 01

seisme-01-01-2012J’étais aux toilettes en train de lire un Science et Vie tranquille quand j’ai ressentit le premier tremblement de terre de l’année. Après plusieurs semaines ou mois sans avoir vécu de véritable secousse. On a l’impression que c’est la nature qui nous rappelle que ça n’est pas parce que l’on débute une nouvelle année que le monde change.

Le séisme ressenti jusqu’à Tokyo vers 14h35 est parti de l’Océan Pacifique et était de magnitude 7.0. Une bonne bête donc!

Vous pouvez voir l’historique de tous les séismes au Japon sur ce site: http://www.jma.go.jp/en/quake/quake_local_index.html

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nov 17

Encore un projet japonais démesuré mais peut-être pas si fou cette fois, ou du moins très sérieux. On sait tous, on n’arrête pas de nous le rappeler depuis le 11 mars, que Tokyo est une ville située dans une zone à risque. La région est régulièrement frappée par de gros tremblements de terre et on a déjà vu la capitale complètement ravagée. On sait que les gros séismes reviennent régulièrement et apparemment il y a des chances pour que le fameux Big One frappe Tokyo dans les années à venir. Pour se préparer à l’éventualité de voir sa capitale paralysée par un gros tremblement de terre le gouvernement japonais semble réfléchir sérieusement à la construction d’une ville artificielle, sorte de ville de secour, dans laquelle les politiques et les grandes entreprises pourraient se replier pour continuer à gérer le pays.

tokyo

Pour l’instant on semble être plus à l’état de l’idée que du réel projet mais de grandes personnalités comme l’ancien Premier Ministre Naoto Kan mettent déjà en avant les avantages d’un tel plan de replis. On a encore aucune estimation chiffrée ni même aucun de nom de code pour la ville. Les informations qui circulent sur le net font toutefois état d’une ville capable d’héberger 50 000 personnes et d’accueillir 200 000 travailleurs. Une petite Tokyo donc, dont le rôle sera de donner un environnement de travail opérationnel aux organismes du gouvernement et aux grandes compagnies, mais pas d’accueillir la population de l’actuelle capitale. On parle comme lieu de construction du site de l’aéroport d’Itami, dans le Kansai, près d’Osaka. Le site internet Wired.co.uk qui semble bien renseigné parle même de la construction d’une tour de bureaux haute de 652m.

On ne sait pas trop si l’on doit se réjouir que le gouvernement japonais soit prêt à envisager des mesures extrêmes pour assurer le bon fonctionnement du pays, ou bien s’effrayer de voir qu’il prennent l’imminence de l’arrivée d’un gros séisme tellement au sérieux.

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août 02

Après avoir traversé la ville en partie détruite d’Ishinomaki j’ai continué ma route vers le nord en direction de la ville portuaire d’Onagawa.

Onagawa a été frappée de plein fouet par une vague destructrice de 17m de hauteur qui s’est enfoncée dans les terres sur environ 1km, emportant tout sur son passage et faisant plus d’un millier de victimes.

onagawa-tsunami-japon

Ce qui frappe directement en arrivant sur les lieux de la catastrophe c’est le vide. Là où devraient se trouver des dizaines d’habitations on ne voit plus rien, juste des fondations et quelques débris. Débris qui il y a quelques semaines recouvraient le sol sur parfois plusieurs mètres de haut mais qui ont été collectés avec comme idée en tête de permettre la circulation des véhicules puis les premiers pas vers la reconstruction. Nous sommes dimanche mais les camions ne cessent de passer transportant toujours autant de décombres. Tout près une équipe de journalistes japonais fait un reportage sur le terrain rasé de ses maisons.

Suivant une petite route on arrive à l’hôpital situé en hauteur. De là on a un panorama incroyable sur l’ensemble du port. On voit des bâtiments de plusieurs étages totalement détruits, certains ont été couchés sur le sol sans se briser et transportés quelques mètres plus loin. Sur le toit d’un immeuble j’aperçois la toiture entière d’une autre maison. À côté de moi une brigade de pompiers assiste au même spectacle.

En ce déplaçant à pied au milieu des ruines on se rend encore plus compte de la force d’un impact occasionné par un tsunami. Par endroit le sol s’est enfoncé de plusieurs mètres sous le poids de l’eau. Des morceaux de route ont été déplacés, les immeubles les plus solides, qui de loin paraissaient avoir mieux résisté au choc, sont totalement dévastés eux aussi même s’ils sont restés debout. On imagine mal comment une personne aurait pu survivre ici. Partout les horloges qui n’ont pas été emportées sont arrêtées à la même heure.

Ci-dessous une vidéo de la zone portuaire d’Onagawa. Pour les photos suivez ce lien.

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août 01

Hier je suis allé dans le nord du Japon, plus précisément dans la préfecture de Miyagi qui a été durement frappée par le tremblement de terre du 11 mars 2011 suivi d’un tsunami atteignant jusqu’à 10m de hauteur. J’ai traversé une partie de la ville, pas la partie portuaire qui a été touchée de plein fouet par le tsunami, mais les quartiers d’industrie et d’habitation situés près du fleuve qui traverse la ville.

seisme-ishinomaki

Environ quatre mois et demi après le séisme je ne m’attendais pas me trouver face à un tel spectacle. Des quartiers entiers ont été ravagés et ressemblent à des villes fantômes. Le gros des débris a déjà été nettoyé et rassemblé formant des montagnes composées de milliers de tonnes de morceaux de maisons, d’épaves de voitures et de tout ce que l’on peut imaginer. Les rues ont été dégagées et il est possible de circuler librement dans la ville. La plupart des bâtiments que j’ai vu étaient encore debout mais on été complètement éventrés par l’eau débordant du fleuve qui a tout détruit sur son passage. Ça et là on aperçoit des bateaux au milieu des maisons, des voitures retournées et un grand nombre de monceaux de ferraille dont on ne peut identifier le contenu. Le spectacle est à couper le souffre tellement tout parait incroyable. J’avais eu l’occasion de voir les dégâts causés par l’énorme séisme du Sichuan (Chine) en 2008 mais les zones d’habitations ravagées étaient de petits villages de montagne. La puissance de la nature est encore plus impressionnante quand on voit ce qu’elle peut faire à des bâtiments solides de plusieurs étages.

Plus de 3 000 personnes ont trouvé la mort à Ishinomaki.

Vous trouverez ci-dessous une vidéo découvrant une partie de la ville. Pour les photos suivez ce lien.

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