Kita-Koiwa Omikoshi
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Kita-Koiwa Omikoshi

Hier j’ai assisté à un matsuri (festival japonais) dont personne n’a certainement jamais entendu parlé: le matsuri de Kita-Koiwa. Il s’agissait d’un matsuri de type omikoshi. C’est un genre de festival extrêmement répandu au Japon que presque chaque quartier organise tous les deux ou trois ans. Les habitants s’habillent en habits folkloriques et transportent un petit temple à travers leur quartier en faisant le plus de bruit possible. C’est la façon traditionnelle de remercier les dieux pour la récolte.

Les plus grands omikoshi attirent les foules, le sanja matsuri d’Asakusa par exemple rassemble chaque année environ 2 millions de personnes. Celui de Kita-Koiwa est un tout petit peu moins connu et hier on était grosso-modo 150 à 200 participants. C’était la première fois que j’assistais à un si petit festival et j’ai adoré. Pourquoi? Parce que c’était vraiment une fête de quartier où tout le monde se parle, boit, mange et chante ensemble. C’était quasiment une fête privée, il n’y avait que des participants et aucun spectateur.

Les festivals de quartier de ce type attirent de moins en moins de monde malheureusement. Le dimanche les jeunes préfèrent souvent jouer au Baseball par exemple. Or pour porter le temple il faut quand même pas loin d’une centaine de personnes qui se relais. Pour regrouper plus de personnes les quartiers forment alors avec les autres quartiers voisins ce que l’on pourrait appeler des alliances qui peuvent se résumer ainsi: “Si tu m’aides à porter mon temple, je t’aiderai à porter le tien”. Hier en plus des habitants de Kita-Koiwa 4 ou 5 quartiers avaient envoyés une dizaine de personnes pour aider. Avec ma belle-famille on faisait partie d’un de ces groupes. Et dans deux semaines les habitants de Kita-Koiwa viendront au matsuri qu’on organise.

Le omikoshi a duré toute la journée du matin jusqu’au soir et il faisait une chaleur à assommer un buffle. Heureusement toute les demi-heures on faisait une pose et on nous servait des boissons, fruits et légumes à volonté. À midi et le soir on a également eu le droit à un grand pic-nic au temple shinto d’où part le cortège avec brochettes et onigiri en abondance. Chaque famille qui participe au festival donne une enveloppe au temple shinto pour aider à la préparation du matsuri. Hier les plus gros dons étaient de ¥50’000 (450€) et la majorité des autres dons étaient de ¥10’000 ou ¥5’000. Grâce à ça tout le monde peut manger et boire toute la journée. En remerciement pour la participation au matsuri on reçoit aussi de petits cadeaux (alcool, riz etc.) à ramener chez soi.

Ce que j’ai retenu de la journée c’est la bonne humeur. Je vous laisse découvrir avec quelques photos.

Komike 78
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Komike 78

Komike, Comiket, Komiketto, autant de noms différents pour le même évènement: le Comic Market. Le Komike a lieu deux fois par an à Tokyo et c’est tout simplement le plus grand rassemblement autour du manga au monde. On peut y acheter des manga et surtout y voir un nombre incroyable de superbes cosplay. Cet été l’édition 78 a eu lieu du 13 au 15 aôut.

Cette année j’ai assisté à l’évènement les vendredi 13 et dimanche 15 août. Je me suis éclaté et j’ai pris quelques milliers de photos. Je vous ai uploadé une petite galerie (161 photos quand même), vraiment regardez-la vous verrez qu’il y a des choses assez extrêmes au Komike. J’ai hâte d’être à cet hiver pour y retourner.

Komike 78
C'est moi là, avec la casquette rouge, au milieu des otakus, en train de prendre en photo les fesses d'une bonne soeur en string.
Okinawa 48
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Okinawa 48

Les deux épisodes de notre reportage à Okinawa, Okinawa 48, sont maintenant sur Youtube !

Et si vous ne connaissez pas voici notre reportage en quatre parties à Tokyo :

Tokyo 24

Les feux d’artifice
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Les feux d’artifice

Même s’il fait encore très chaud au Japon c’est déjà la fin de l’été. Cette année j’aurais retenu que l’été japonais est extrêmement riche en festivals et évènements en tous genres. Ce que j’ai particulièrement aimé ce sont les feux d’artifice, très nombreux et assez incroyables. Ils sont incroyables par leur beauté et leur durée (presque 1h30 en général) et surtout par le monde qu’ils déplacent. C’est assez fréquent de voir plus d’un million de personnes assister à un feux d’artifice ce qui est énorme. Cette année j’ai vu quatre feux d’artifice très différents et je me rappelle surtout de celui d’Edogawa où j’étais au milieu de 1’250’000 personnes. Ce jour là J’ai eu la chance d’avoir une place de rêve, la personne qui l’avait réservée 5 mois auparavant s’étant désistée.

Cette année c’était surtout pour moi l’occasion de tester la photographie de feux d’artifice et je suis tombé amoureux. C’est assez difficile d’obtenir un bon clichet mais quand on y arrive ce n’est que du bonheur. Voici une toute petite galerie, les photos seront plus belles et plus nombreuses l’année prochaine c’est promis.

Photo du jour: Ciel rose
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Photo du jour: Ciel rose

De la pluie! Enfin!

Hier il a plu à Tokyo et ça fait du bien, on a eu un été particulièrement chaud et je ne me rappelle pas avoir vu de la pluie depuis juin. En plus de la fraîcheur bienvenue on a eu la droit à un spectacle étonnant en soirée: tout le ciel est devenu rose, vraiment rose, puis a tourné au violet.

Feux d’artifice – Effets
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Feux d’artifice – Effets

La semaine dernière j’ai partagé avec vous quelques photos de feux d’artifice. En voici quelques nouvelles mais cette fois un peu spéciales. C’est la première année que je m’essaie à a photo de feux d’artifice et j’ai fait quelques tests pour essayer d’obtenir des effets inattendus. Je n’ai pas retouché les photos, je vous les présente tel quel.

Les effets sont obtenus tout simplement soit en bougeant l’appareil photo, soit en zoomant durant la prise de vue. Ce qui est difficile c’est d’avoir le bon timing et ce qui est encore plus difficile c’est d’anticiper le résultat obtenu.

Samba Festival à Asakusa
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Samba Festival à Asakusa

Il y a 2 semaines je suis allé voir 3 festivals dans la même journée. Un le matin, un l’après-midi, et un le soir. Une journée épuisante, surtout avec la chaleur, mais une journée extra!

Le festival principal c’était le “Samba Festival” qui a lui tous les ans fin août à Asakusa et attire environ 500’000 personnes.

Cette année la 30e édition a connu pas mal de succès mais paradoxalement c’est de très loin celui des trois festivals que j’ai le moins aimé. En fait il s’agit d’une petite parade qui s’étale sur deux rues seulement, à peine quelques centaines de mètres. Avec la foule c’était quasiment impossible de voir quoi que ce soi, il faut vraiment arriver très longtemps à l’avance pour avoir de bonnes places au raz du trottoir.

Et pour le peu que j’ai vu j’ai trouvé ça ridicule comme festival. Je ne m’attendais pas au carnaval de Rio mais j’imaginais tout de même quelque chose dans le même esprit, surtout à cause de la popularité de l’évènement. Premièrement j’ai été déçu de voir que les costumes c’était du grand n’importe quoi. Je m’habille en martien, moi en poulet, moi en cuisinière…, aucun rapport avec la samba dans 80% des cas. Et puis surtout les participants faisaient vraiment ce qu’ils voulaient. Aucune coordination entre les membres des groupes, aucune réflexion au préalable à part pour le choix des costumes ridicules etc. Et enfin je soupçonne une bonne partie des personnes qui défilaient d’être complètement bourrées.

Dommage, l’évènement avait l’air prometteur sur le papier. Heureusement les deux autres festivals de la journée, dont un que j’ai découvert par hasard, étaient exceptionnels. En attendant que je parle des ces deux festivals dans de prochains postes je vous laisse une petite galerie photo du Samba Festival. Toutes les photos ont été prisent à bout de bras au dessus de la foule.

Harajuku Yosakoi Matsuri
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Harajuku Yosakoi Matsuri

Comme je vous le disais dans un post précédent, fin août j’ai assisté à 3 festivals dans la journée. Celui qui m’a le plus plu c’est le Yosakoi Matsuri de Harajuku. Je suis tombé dessus tout à fait par hasard et j’ai été très agréablement surpris.

Le Yosakoi est un style de danse japonais qui mixe danse traditionnelle et danse moderne. C’est souvent dynamique et coloré et ça se danse en grands groupes. Le festival Yosakoi de Harajuku est immense, avec plusieurs scènes de danse et un défilé. Les groupes sont très nombreux et très diversifiés et beaucoup de jeunes participent. Les spectateurs sont assez nombreux aussi mais comme le festival occupe un très grand espace on ne bouscule jamais, ce qui est plutôt rare pour un festival au Japon.

Ce qui m’a plu c’est l’énergie et l’investissement des participants, surtout des jeunes qui donnaient tout ce qu’ils avaient. Les costumes également étaient souvent magnifiques et par dessus tout le mélange tradition et modernité était parfait. Je ne suis resté que deux heures car mon objectif était de voir le festival de samba à Asakusa, et ce dernier m’a beaucoup déçu. Il a clairement souffert la comparaison avec le festival de Harajuku.

Comme d’habitude voici une petite galerie. Vivement l’année prochaine!

Koenji Awa-odori 2010
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Koenji Awa-odori 2010

Troisième et dernier matsuri que je suis allé voir lors de ma journée festival-marathon le mois dernier: Le festival awa-odori de Koenji.

Awa-odori signifie littéralement “danse de Awa”, il s’agit d’un style de danse traditionnel qui se danse en groupe dans la rue lors de défilés. Les femmes sont habillées de vêtements élégants et coiffées de chapeaux qui leur cachent le visage et se déplacent gracieusement en groupes compacts. Les hommes, eux, se déplacent au rythme de pas de danse étranges à la fois puissants et effrayants dans un apparent désordre. Ajoutés à ça des instruments de musique traditionnels, particulièrement des taiko (tambours japonais), et vous aurez une idée de l’ambiance.

À Koenji les groupes se succédaient en empruntant aussi bien les grandes avenues que les petites rues commerçantes et le spectacle était vraiment différent en fonction de l’endroit où l’on se trouvait. Dans les rues principales qui accueillaient le gros du spectacle la foule était dense et il fallait batailler pour trouver sa place et voir le défilé. Dans les petites rues le spectacle était plus intime, on pouvait se déplacer plus facilement et on se trouvait au coeur de l’animation.

J’ai beaucoup apprécié ce festival, en particulier les groupes de taiko et la puissance qu’ils dégagent. Il faut voir les jeunes qui frappent les tambours avec une force incroyable comme si leur vie en dépendait. Le brassage des jeunes et des moins jeunes, des hommes et des femmes, ainsi que le mélange de la tradition et de l’énergie font de ce matsuri un festival vraiment prenant que l’on peut suivre des heures sans se lasser.

Le Koenji Awa-odori se déroulant le soir ça n’est pas évident de faire de belles photos avec des personnes en mouvement. Voici tout de même une petite galerie: