Feu d’artifice de Sumidagawa
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Feu d’artifice de Sumidagawa

Samedi j’ai assisté au feu d’artifice de Sumidagawa qui se déroule chaque année dans le centre de Tokyo, près du célèbre quartier d’Asakusa. C’est la troisième année consécutive que j’assiste à ce spectacle et je l’aime particulièrement car je peux le voir depuis chez un ami qui habite au 11e étage d’un immeuble proche, et depuis ce point de vue on a l’impression que les fusées sortent vraiment du milieu de la ville.

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Comme les fusées sont tirées très proche de nombreux immeubles le feu d’artifice est tout en hauteur et donc très différent de celui de Shibamata dont je vous ai parlé le mois dernier. Ce n’est pas le feu d’artifice le plus rythmé de Tokyo mais il se démarque par sa longueur puisqu’il dure près d’une heure et demi alors que beaucoup font “seulement” entre 40 minutes et une heure. Cette année j’ai trouvé que les nouvelles formes et les nouvelles couleurs étaient aussi très nombreuses et bien trouvées.

Au début de l’été on entendait que, pour cause du tremblement de terre, il y aurait moins de sponsors que d’habitude pour financer les évènements et donc des spectacles plus modestes. Mais je constate avec joie qu’il n’en ait rien et que chaque année est aussi grandiose.

Comme la dernière fois voici une petite vidéo, si vous passez à Tokyo un été vous saurez quel spectacle ne pas manquer.

Petit jeu: sur la vidéo entre 1 min 25 et 2 minutes explosent des fusées de forme bizarre. Arrivez-vous à reconnaître ce qu’elles sont censées représenter?

Super Yosakoi 2011
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Super Yosakoi 2011

Dimanche je me suis rendu au Super Yosakoi 2011 qui se déroulait comme tous les ans à Harajuku. C’est un festival de danse qui accueille des dizaines de groupes venus d’un peu partout au Japon. Le Yosakoi est une forme de danse très énergétique rythmée par de la musique traditionnelle modernisée. Le genre de musique que l’on retrouve dans l’animé Naruto pour vous donner un exemple.

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Cette année l’évènement a attiré beaucoup moins de spectateurs que l’année précédente et les groupes participants étaient aussi moins nombreux et souvent composés d’enfants et de personnes âgées alors que le spectacle est le plus intéressant lorsqu’il est assuré par des jeunes dans la vingtaine. Malgré ça le rassemblement était tout de même très plaisant, plein de couleurs, de joie et de musique entraînante.

Koenji Awa-odori 2011
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Koenji Awa-odori 2011

Dimanche dernier, en plus du Super Yosakoi, de déroulait dans l’ouest de Tokyo le festival awa-odori annuel de Koenji. Chaque année les deux évènements ont lieu le même week-end mais l’un se déroule du matin jusque dans l’après-midi alors que le second débute en milieu d’après-midi pour continuer jusque dans la soirée; si bien que si l’on en a le courage on peut assister aux deux rassemblements dans la même journée.

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Cette année l’awa-odori de koenji, très populaire, s’est de nouveaux transformé en une grande fête. Cette année 48 groupes de danseurs et musiciens se sont déplacés depuis tout le Japon et les spectateurs sont venus très nombreux pour les applaudir dans les petites rues du quartier de Koenji. L’année dernière j’avais pris pas des photos de l’évènement et cette fois-ci je vous ai pris une vidéo vous présentant l’un des groupe participant au spectacle.

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Et en bonus quelques secondes supplémentaires de taiko, ces tambours japonais qui font trembler les rues de la ville sur leur passage.

Feux d’artifice: Shibamata et Sumidagawa
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Feux d’artifice: Shibamata et Sumidagawa

La saison des feux d’artifice a débuté à Tokyo et elle continuera jusqu’à courant septembre. Cette semaine comme chaque année pour la troisième ou quatrième fois consécutive je me suis rendu aux feux d’artifice de Shibamata et de Sumidagawa.

Feu d’artifice de Shibamata

C’est l’un des rassemblements de l’été que je préfère à Tokyo. Et en plus c’est tout près de chez moi. L’évènement est énorme et une foule énorme se forme sur les rives de la rivière depuis lesquelles on assiste au spectacle. Certains feux d’artifice attirent jusqu’à 100 000 ou 200 000 personnes et celui de Shibamata est sans doute l’un d’entre eux.

Le show dure une heure pile et on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le rythme est soutenu et même si les spectateurs prennent le temps de boire et de manger façon “pique-nique la nuit” on s’en prend plein les yeux et les oreilles.

Cette année le feu d’artifice de Shibamata avait lieu le 24 juillet.

Feu d’artifice de Sumidagawa

Tiré depuis le centre de la ville, vers Asakusa, le feu d’artifice de Sumidagawa n’a rien à voir avec celui de Shibamata. Ici le spectacle est tout en hauteur et pas du tout en largeur, et plutôt que la cadence de tir on vise l’originalité dans les formes des explosions.

Cette année on a été servi en formes nouvelles avec des fusées en forme de fleurs de sakura, de Tokyo Sky Tree et plein d’autres. Par contre j’ai trouvé qu’il y a avait trop de temps mort et sur les 1h30 que dure le show on a bien eu la moitié de “vide”. L’année prochaine je zapperai peut-être ce rassemblement pour aller à un autre feu d’artifice tout proche de celui-là et qui a lieu le même jour chaque année.

Cette année le feu d’artifice de Shibamata avait lieu le 28 juillet.

Je précise que les évènements d’été de type matsuri ou feu d’artifice sont très nombreux partout dans le pays et gratuits.

Fukagawa Uka Hachiman Matsuri
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Fukagawa Uka Hachiman Matsuri

Aujourd’hui était une journée chargée puisque avant d’aller au Komike je me suis levé de bonne heure pour assister au matsuri du temple Uka Hachiman à Fukagawa. À ne pas confondre avec le célèbre Fukagawa Hachiman Matsuri qui est un festival bien plus grand.

Le Fukagawa Uka Hachiman Matsuri est un festival qui se déroule chaque année à Tokyo et comme pour tous les évènements du genre c’est gratuit. Il s’agit d’un matsuri local de taille moyenne (cinq mikoshis – palanquins divins) et de type Mizukake Matsuri, comprenez par là un festival où l’on se prend plein d’eau à la figure.

Comme pour un festival de mikoshis classique on fait défiler les palanquins dans le quartier autour du temple shinto pour présenter le dieu du temple aux habitants et aux commerçants. Beaucoup de gens participent et pour un Mizukake Matsuri on voit tout le monde préparer devant sa porte des bassines d’eau, voire des piscines gonflables, ou carrément des camions imperméabilisés avec une bâche et remplis d’eau. Des gamins se baladent avec des pistolets à eau et les vieux sortent les tuyaux d’arrosage. Tout le monde participe et s’amuse, et en profite pour oublier la chaleur de l’été. C’est le festival préféré de ma belle-famille qui pourtant participe à tous les masturis qu’elle peut (grâce à de la famille et des amis partout dans Tokyo – sinon seuls les gens du quartier portent les mikoshis en général).

Ceux-là m'ont tous balancé une bassine d'eau à la gueule après la photo...

Même les pompiers s’en donnent à cœur joie. On les voit presque à chaque carrefour aux aguets avec des lances à incendie. D’ailleurs j’aurais peut-être dû éviter la casquette rouge – easy target – car à certains moments je me prenais plus d’eau que les porteurs de mikoshis et je ne sais pas comment mon APN a résisté aussi bien à la flotte.

Enfin toujours intéressants à voir lors des matsuris, les yakuzas étaient aussi de sortie, comme au Sanja Matsuri.

Kita-Koiwa Omikoshi
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Kita-Koiwa Omikoshi

Hier j’ai assisté à un matsuri (festival japonais) dont personne n’a certainement jamais entendu parlé: le matsuri de Kita-Koiwa. Il s’agissait d’un matsuri de type omikoshi. C’est un genre de festival extrêmement répandu au Japon que presque chaque quartier organise tous les deux ou trois ans. Les habitants s’habillent en habits folkloriques et transportent un petit temple à travers leur quartier en faisant le plus de bruit possible. C’est la façon traditionnelle de remercier les dieux pour la récolte.

Les plus grands omikoshi attirent les foules, le sanja matsuri d’Asakusa par exemple rassemble chaque année environ 2 millions de personnes. Celui de Kita-Koiwa est un tout petit peu moins connu et hier on était grosso-modo 150 à 200 participants. C’était la première fois que j’assistais à un si petit festival et j’ai adoré. Pourquoi? Parce que c’était vraiment une fête de quartier où tout le monde se parle, boit, mange et chante ensemble. C’était quasiment une fête privée, il n’y avait que des participants et aucun spectateur.

Les festivals de quartier de ce type attirent de moins en moins de monde malheureusement. Le dimanche les jeunes préfèrent souvent jouer au Baseball par exemple. Or pour porter le temple il faut quand même pas loin d’une centaine de personnes qui se relais. Pour regrouper plus de personnes les quartiers forment alors avec les autres quartiers voisins ce que l’on pourrait appeler des alliances qui peuvent se résumer ainsi: “Si tu m’aides à porter mon temple, je t’aiderai à porter le tien”. Hier en plus des habitants de Kita-Koiwa 4 ou 5 quartiers avaient envoyés une dizaine de personnes pour aider. Avec ma belle-famille on faisait partie d’un de ces groupes. Et dans deux semaines les habitants de Kita-Koiwa viendront au matsuri qu’on organise.

Le omikoshi a duré toute la journée du matin jusqu’au soir et il faisait une chaleur à assommer un buffle. Heureusement toute les demi-heures on faisait une pose et on nous servait des boissons, fruits et légumes à volonté. À midi et le soir on a également eu le droit à un grand pic-nic au temple shinto d’où part le cortège avec brochettes et onigiri en abondance. Chaque famille qui participe au festival donne une enveloppe au temple shinto pour aider à la préparation du matsuri. Hier les plus gros dons étaient de ¥50’000 (450€) et la majorité des autres dons étaient de ¥10’000 ou ¥5’000. Grâce à ça tout le monde peut manger et boire toute la journée. En remerciement pour la participation au matsuri on reçoit aussi de petits cadeaux (alcool, riz etc.) à ramener chez soi.

Ce que j’ai retenu de la journée c’est la bonne humeur. Je vous laisse découvrir avec quelques photos.

Komike 78
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Komike 78

Komike, Comiket, Komiketto, autant de noms différents pour le même évènement: le Comic Market. Le Komike a lieu deux fois par an à Tokyo et c’est tout simplement le plus grand rassemblement autour du manga au monde. On peut y acheter des manga et surtout y voir un nombre incroyable de superbes cosplay. Cet été l’édition 78 a eu lieu du 13 au 15 aôut.

Cette année j’ai assisté à l’évènement les vendredi 13 et dimanche 15 août. Je me suis éclaté et j’ai pris quelques milliers de photos. Je vous ai uploadé une petite galerie (161 photos quand même), vraiment regardez-la vous verrez qu’il y a des choses assez extrêmes au Komike. J’ai hâte d’être à cet hiver pour y retourner.

Komike 78
C'est moi là, avec la casquette rouge, au milieu des otakus, en train de prendre en photo les fesses d'une bonne soeur en string.
Okinawa 48
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Okinawa 48

Les deux épisodes de notre reportage à Okinawa, Okinawa 48, sont maintenant sur Youtube !

Et si vous ne connaissez pas voici notre reportage en quatre parties à Tokyo :

Tokyo 24

Les feux d’artifice
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Les feux d’artifice

Même s’il fait encore très chaud au Japon c’est déjà la fin de l’été. Cette année j’aurais retenu que l’été japonais est extrêmement riche en festivals et évènements en tous genres. Ce que j’ai particulièrement aimé ce sont les feux d’artifice, très nombreux et assez incroyables. Ils sont incroyables par leur beauté et leur durée (presque 1h30 en général) et surtout par le monde qu’ils déplacent. C’est assez fréquent de voir plus d’un million de personnes assister à un feux d’artifice ce qui est énorme. Cette année j’ai vu quatre feux d’artifice très différents et je me rappelle surtout de celui d’Edogawa où j’étais au milieu de 1’250’000 personnes. Ce jour là J’ai eu la chance d’avoir une place de rêve, la personne qui l’avait réservée 5 mois auparavant s’étant désistée.

Cette année c’était surtout pour moi l’occasion de tester la photographie de feux d’artifice et je suis tombé amoureux. C’est assez difficile d’obtenir un bon clichet mais quand on y arrive ce n’est que du bonheur. Voici une toute petite galerie, les photos seront plus belles et plus nombreuses l’année prochaine c’est promis.