Mon Japon: Baptiste à Hamamatsu
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Mon Japon: Baptiste à Hamamatsu

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Baptiste est de retour pour vous présenter une nouvelle étape de son périple au Japon. Cette fois il s’arrête à Hamamatsu, une ville de presque un million d’habitants à la fois touristique et réputée pour son industrie. Y sont implantées plusieurs grandes entreprises japonaises comme Honda, Yamaha, Suzuki ou Sony.

Dans ce nouvel opus de mon voyage, je vais vous présenter la ville d’Hamamatsu (浜松市), Shizuoka (静岡県). J’y suis allé pour apprécier une bonne journée vivifiante à la plage.

Toujours le même rituel, une fois arrivé à destination, après quelques heures de route, le déjeuner devient une chose indispensable. Et rien ne vaut la spécialité de la ville. Il s’agit ici d’une spécialité chinoise : les « gyozas » (餃子). On pourrait lui donner l’image de raviolis.

Plat de gyozas

Ma visite de la ville même d’Hamamatsu fut brève. Sur le plan touristique, j’ai seulement vu la tour observatoire d’Act City.

Tour d’Act City

La tour accueille un hôtel et, à son sommet, un observatoire. Question design, même si pour moi cette tour semble sortie tout droit d’un épisode de Star Wars, elle est censée représenter un harmonica. Ceci pour la simple raison qu’Hamamatsu est le siège de nombreuses entreprises de musique (Yamaha, Roland, Kawai Instrument). On l’appelle d’ailleurs la « ville de la musique ».

Sur le plan industriel, cette ville est aussi connue pour abriter de célèbres industries spécialisées dans la fabrication de motos (Suzuki, Yamaha et Honda).

Le sommet de la tour permet d’observer l’agglomération ainsi que les dunes de sable du bord de mer. Transition faite, c’est là-bas que je me suis ensuite rendu.

Dunes de sable

Beaucoup de sable…

La plage se trouve non loin derrière la dune. Ce qui m’a marqué sur cette plage, c’est que l’on peut y trouver une sorte de barrière anti-tsunami (je suppose) positionnée le long du rivage.

Barrière anti-tsunami

Bien entendu ça ne rend pas très bien avec le paysage mais si c’est efficace on s’en réjouit. Rien d’exceptionnel sur cette plage qui était loin d’être paradisiaque et le temps grisâtre n’aidait pas non plus. Mais comme plusieurs Japonais qui se baladaient aussi, notre but était de profiter de l’air tonifiant et de se rendre sur les dunes. C’était réussi.

Quelques instants après, et pas très loin d’Hamamatsu, je suis allé sur un site peu connu mais très agréable. En voici une petite vision:

Les pêcheurs

Ce court séjour s’arrêta là.

Pour la petite anecdote, d’après Wikipédia, par temps clair il est possible d’apercevoir le Mont Fuji depuis l’observatoire d’Hamamatsu. Pour vous donner une idée, ça représente au moins 100km à vol d’oiseau.

James Bond à Gunkanjima
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James Bond à Gunkanjima

Un article de Jordy Meow

Je n’ai malheureusement pas encore pu voir le dernier James Bond “Skyfall” mais bien sûr j’ai entendu de toute part que Gunkanjima – la célèbre île abandonnée du Japon – y était représentée ! Evidemment très curieux, j’ai demandé à mon pote Benjamin de me faire des screenshots.

Aucune scène n’a été en vérité tournée sur l’île fantôme : l’île du film a été complètement réalisée en 3D. Et celle-ci est loin d’être une copie exacte de la vraie mais elle en est néanmoins très fortement inspirée ! Vous pouvez comparer par vous-mêmes les screenshots et mes photos :

Comme on le sait, il est difficile de s’y rendre… mais alors, l’équipe de graphistes s’est inspirée de QUELLES photos ? Je serais très curieux de savoir s’ils ont utilisé quelques-unes des miennes ! Ça serait incroyable ! 🙂

Si vous avez soif d’aventures, vous pouvez retrouver mon sommaire sur mes périples à Gunkanjima sur “Gunkanjima: L’Odyssée” (http://www.totorotimes.fr/exploration-urbaine/gunkanjima-odyssee/). Il y a encore de nombreux articles à venir !

Pour finir, une dernière petite photo très spéciale de Gunkanjima prise BY NIGHT ! C’est l’infâme et fameux Block 65 d’où on peut s’attendre voir sortir des milliers de zombies à tout moment. Left For Dead III s’en inspirera peut-être ?

Coup de coeur: Nippon no Haikyo
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Coup de coeur: Nippon no Haikyo

Ça n’est pas souvent que je suis excité à la sortie d’un livre sur le Japon mais s’il y en a bien un qu’il me faut absolument c’est Nippon no Haikyo de Jordy Meow. Si vous connaissez Ici Japon vous connaissez forcément Jordy et ses passions conjuguées pour la photo et les lieux abandonnés. En japonais on appelle ces endroits laissés à l’abandon des “haikyo”, et Jordy s’est invité dans un bon paquet d’entre eux que ça soit des parcs d’attraction désertés, de vieux hôpitaux plein de spécimens conservés dans du formol, ou d’anciens love hotels aux décors hallucinants.

Je sais que beaucoup d’entre vous suivent son site ou sa page Facebook avec intérêt et vous savez peut-être déjà que son premier livre est en pré-commande depuis le mois dernier. Pour ma part je viens de le découvrir il y a quelques minutes seulement (je suis en mode ermite en ce moment)…

Nippon no Haikyo c’est donc un livre sur les ruines du Japon qui regroupe plusieurs années de photos qui sont simplement magnifiques. Il y a trois ans quand j’ai rencontré Jordy pour la première fois – c’est un Français qui vit à Tokyo également – il travaillait déjà sur son projet de livre et je suis ravi de voir que ses efforts ont porté leurs fruits.

Vous remarquerez que le livre est édité par Issekinicho, un couple de Français qui fait un super travail et que vous connaissez sûrement aussi puisque nous parlons régulièrement d’eux sur ce blog ou sur Facebook.

Vous pouvez déjà consulter quelques-unes des 256 pages de l’ouvrage et le pré-commander icon ici. Pensez-y pour Noël.

De mon côté il faut que je trouve un moyen de le récupérer car ils ne livrent pas au Japon 🙁

Nippon no Haikyo par Jordy Meow

Hôpitaux, hôtels, maisons, villages, parcs d’attractions et même îles abandonnées, le Japon regorge de lieux en ruine appelés haikyo. Ces endroits, souvent laissés intacts, témoignent d’une époque révolue. Explorez 38 lieux plus incroyables les uns que les autres, dont l’île fantôme de Gunkanjima, rendue populaire par Skyfall, le dernier James Bond. L’auteur nous livre des photos incroyables à l’atmosphère mystérieuse ainsi que des récits retraçant l’histoire de ces vestiges oubliés du Japon.

Mon Japon: Baptiste à Kagawa
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Mon Japon: Baptiste à Kagawa

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Pour la première fois sur le blog d’Ici Japon je laisse la parole à quelqu’un d’autre. Baptiste, qui passe actuellement plusieurs mois à Nagoya, m’a contacté il y a quelques jours pour me proposer de partager ces récits de voyage au Japon. Si vous lisez de temps à autre les carnets de voyage des personnes qui parcourent le pays vous vous rendrez compte que le Japon a de nombreuses facettes à découvrir, que chaque voyage, chaque expérience, chaque point de vue est unique. C’est pour cela que la proposition de Baptiste me parait intéressante. Grâce à lui qui ne voyage pas dans les mêmes régions que moi et qui n’a pas forcement le même regard sur le pays vous allez découvrir de nouvelles facettes du Japon.

N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires pour dire si cela vous plaît de lire le récit de voyageurs sur le blog. Si l’expérience est concluante nous continuerons dans cette voie avec des articles réguliers.

Bonjour, je m’appelle Baptiste, et j’ai contacté Tev pour vous faire partager mon voyage au Japon via Ici Japon. A la différence de Tev qui nous fait découvrir principalement Tokyo et ses alentours, je vous parlerais du centre du Japon (Nagoya).

Je vais commencer par vous raconter mon voyage à Kagawa [香川] situé sur l’île de Shikoku [四国], l’une des quatre îles principales constituant l’archipel du Japon.

Vendredi 7 octobre (3h00 du matin) cap donc sur Kagawa en voiture. Le lundi 10 étant férié, si l’on veut éviter les bouchons, il est conseillé de partir tôt. Après plusieurs heures de routes, je suis tombé sur le pont de Seto (assez gigantesque au passage) faisant la liaison entre les îles de Honshū et Shikoku. Il s’agit en réalité d’un complexe de 6 ponts d’une longueur de 13km. On peut y voir en dessous du passage autoroutier, une voie ferroviaire pouvant accueillir le Shinkansen.

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Pont de Seto

Le pont de Seto dépassé, me voici arrivé à Kagawa, où la première chose à laquelle je me suis livré fut la dégustation des pâtes que l’on appelle « udon ». Il s’agit des pâtes les plus consommés sur l’archipel. Il faut savoir qu’au Japon, chaque ville ou préfecture possède ses propres spécialités culinaires. Dans le cas de Kagawa il s’agit de ces pâtes.
C’est pour cette raison que je me suis précipité dans un restaurant spécialisé. Alors là, on a le choix entre des udons ou… des udons, c’est donc ce que j’ai choisi. Et là surprise, la taille du récipient de pâtes est juste énorme et ma première réaction fut “impossible de tout manger !!!…”

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Plat d'udons

Quelques minutes plus tard, le plat d’udons terrassé, rien de mieux que d’aller digérer tout ça dans un parc.

Ce qui m’amena donc à la visite du parc de Ritsurin [栗林公園]. Ritsurin est un magnifique parc où l’on peut y découvrir tout le charme des jardins à la japonaise. J’entends par là, petits ponts au-dessus des lacs, petits temples… le tout en harmonie avec la végétation. Végétation qu’on n’a pas forcément l’habitude de voir en France.

Ce parc est adossé au Mont Shiun-Zan et offre vraiment un très beau spectacle.

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Le parc de Ritsurin
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Mont Shiun-Zan dans le fond

Cette visite rafraichissante a marqué la fin de ma première journée passée sur Shikoku.

Le jour suivant, je suis allé visiter le temple d’Okusha. C’est un temple qui est situé en hauteur et l’on peut y observer la belle plaine de la région. Seulement pour ça il faut un peu de courage et passer les 785 marches qui séparent le temple de la ville. Bien entendu, pas besoin d’être un grand sportif pour ce faire, mais ajoutez à l’effort la chaleur, une soirée beaucoup trop arrosée la veille, ainsi qu’un pari stupide d’arriver en haut le premier, et vous comprendrez qu’on est bien content une fois à destination.

Pour cette ascension, les commerçants mettent à disposition devant leur magasin des bâtons, style montagnard, pour pouvoir accéder au temple sans trop de difficultés. J’ai trouvé ça un peu exagéré mais les japonais ne se privent pas pour les utiliser. On pouvait s’en servir gratuitement à condition je pense de les remettre à leur place sur le chemin de retour.

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Ascension jusqu’au temple Okusha

En écrivant ces lignes, je viens d’apprendre que je me suis rendu seulement à mi-chemin du sommet où se trouve un autre temple. Cette nouvelle enlève un peu de crédibilité à mon exploit. Quelle déception !

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Temple Okusha

A proximité du temple se trouve un bâtiment où l’on peut voir de nombreuses photos ou tableaux de bateaux. Il s’agit d’un endroit où les japonais viennent accrocher ces photos pour tenir chance aux marins. Dans le même style j’ai pu apercevoir une hélice de bateau géante.

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Les tableaux de bateaux
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Le grosse hélice de bateau

Une fois redescendu du temple, certains commerces proposent de cuisiner les pâtes udon que j’ai précédemment mentionné. Je me suis essayé à réaliser ces pâtes, et ce fut une expérience vraiment amusante. On passe de la découpe à la préparation de la mixture sous fond de pop japonaise où tout le monde se met à chanter.

Une fois les pâtes terminées, on a la possibilité de les déguster comme dans un restaurant. La seule différence est qu’il s’agit de vos pâtes ce qui leur donne forcément un goût plus appréciable.
Il est possible ensuite de ramener chez soi la recette sur un rouleau de papier au style très japonais, et donc de pouvoir en profiter à la maison.

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Dégustation finale

Enfin, lors de ma dernière étape, j’ai été observer un temple un peu particulier qui était constitué uniquement de sable. Ce temple représente une ancienne pièce de monnaie japonaise. Les habitants vont sur ce lieu pour requérir une vie faite de réussite notamment sur le plan professionnel. Etant non croyant, je ne prie jamais aux temples bouddhistes, je laisse aux japonais leur culture et évite de trop m’y insérer par respect. Cependant cette fois-ci j’ai tout de même prié et ajouté un petit « okane kudasai », ce qui a fait rire quelques personnes.

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Le temple en sable

Voilà, mon séjour à Kagawa a pris fin ici. Je vous ajoute une photo d’un petit festival que j’ai croisé en route.

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Festival japonais

Enfin pour terminer, une petite anecdote sur l’île de Shikoku.

Sur ma route j’ai pu croiser deux ou trois japonais équipés de bâton de marche avec d’énorme sac à dos et vêtus avec des habits traditionnels. Je me suis demandé où ils pouvaient aller comme ça.
La réponse est qu’ils font un pèlerinage consistant à passer par 88 temples de l’île. Ce pèlerinage s’effectue à pied et sur une période de plusieurs mois. Les pèlerins dorment à l’hôtel ou, pour les plus courageux, sur les trottoirs.

Avis aux amateurs…

Mon Japon: Baptiste à Nagoya
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Mon Japon: Baptiste à Nagoya

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Après nous avoir parlé de son voyage à Kagawa Baptiste nous dévoile la seconde page de son aventure au Japon. Cette fois il nous parle de la ville dans laquelle il habite, Nagoya, l’une des plus grande du Japon.

Pour la prochaine visite, j’ai décidé de vous présenter Nagoya [名古屋市], la ville où je réside actuellement. Nagoya est la quatrième ville la plus peuplée du Japon après Tokyo, Yokohama et Osaka. Elle est située dans la préfecture d’Aichi.

De ce que j’ai aperçu, Nagoya est plus reconnue pour son industrie (Toyota est implanté tout près) que pour son tourisme. Cependant je vais quand même vous montrer quelques facettes de la ville. Quand on arrive à Nagoya, difficile de passer à côté de la gare. C’est le centre nerveux pour tous les types de transports. C’est à cet endroit aussi où l’on trouve les plus hauts gratte-ciels de la ville.

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Tours jumelles de la gare de Nagoya

On peut voir le sky bridge reliant les deux tours. Il est possible d’y accéder gratuitement et de contempler ainsi la vue depuis le 15eme étage. Je m’y rends régulièrement pour aller à la Citibank et à chaque fois je ne peux m’empêcher de jeter un petit coup d’œil sur la ville. De nombreux japonais s’y rendent aussi pour prendre quelques clichés.

Le 12eme étage est exclusivement réservé aux restaurants. Pour en avoir fait l’expérience, je peux vous dire que c’est très agréable de manger et de bénéficier d’une superbe vue en même temps.

J’ajoute aussi une photo de cette tour en forme de spirale que je trouve particulièrement réussie.

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Tour Mode Hal SEN

Le quartier le plus populaire de Nagoya est celui de Sakae. C’est là que l’on trouve les principaux loisirs : boutiques de vêtements, bars, boîtes de nuit, jeux d’arcade, restaurants, etc. A Sakae, se trouve aussi la TV tower de la ville (la plus vieille du pays). On peut aussi y accéder pour la vue. Mais cette fois-ci il faut payer environ 6 euros pour pouvoir monter.

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TV tower

Sur le plan touristique, on peut visiter Le Château de Nagoya. L’entrée est d’environ 5 euros, et pour ce prix on peut découvrir le château dont l’intérieur a été transformé en musée. Le château fut construit à la demande du shogun Tokugawa en 1609. Comme une bonne partie de la ville il fut incendié durant la seconde guerre mondiale. Le donjon fut entièrement reconstruit. Le site est d’ailleurs toujours en cours de reconstruction et le chantier s’achèvera en 2017.

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Château de Nagoya

Le musée du château abrite de nombreuses peintures qui ont survécu à l’incendie. On peut aussi y voir aussi quelques armures et katanas de samouraïs.

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Château de Nagoya

On peut aussi visiter à Nagoya le temple d’Osû Kannon qui fut lui aussi détruit par les flammes et reconstruit dans les années soixante-dix.

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Temple d’Osû Kannon

Voilà ce que je peux dire de ce que j’ai vu à Nagoya.

Enfin pour finir une petite anecdote :

Je pense que les lecteurs d’Ici Japon connaissent suffisamment l’archipel pour savoir que le baseball est le sport national. L’équipe de Nagoya que l’on appelle les Dragons a remporté cette année la Centrale ligue. Depuis leur victoire certains magasins de la ville font des soldes spéciales pour fêter cet évènement. On peut ainsi bénéficier de prix intéressants sur la nourriture, les vêtements etc. Ça a fait de moi un supporter des Dragons.

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Dragons Special Sale

Haikyo: Présentation
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Haikyo: Présentation

Au début du mois je vous ai présenté le site Meow.fr. Le passe-temps de son auteur, Jordy, qui visite des ruines au Japon, à suscité beaucoup de réactions et un bon nombre de questions. Pour nous éclairer Jordy a accepté de participer sur Ici Japon et de nous présenter une autre façon de découvrir le Japon.

“Haikyo”. C’est la réponse que je donne en général, avec un air sérieux, quand un japonais me demande : “Shumi nan desu ka ?” (c’est quoi ton hobby ?). Mais haikyo… quézako !? Même les Japonais ne savent pas vraiment parfois.

Une définition exacte serait que ça veut simplement dire “ruine” en japonais. Mais une définition moins littérale serait plutôt “la visite de lieux tout pourris, abandonnés, dangereux voir même souvent interdits”. Et c’est une tendance ces dernières années, il y de plus en plus d’adeptes de la haikyomania, à croire que tout le monde veut se retrouver enterré avant d’avoir atteint maturité.

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Ce loisir est en fait une expérience très riche. Pour certains, et tout spécialement les japonais, c’est une expérience spirituelle. Il y a beaucoup de fantômes au Japon, bien plus qu’ailleurs, surtout car les japonais y croient dur comme fer. Ils apprécient donc les visites nocturnes dans les lieux abandonnés, même si ces derniers ne présentent que peu d’intérêt visuellement. C’est très rigolo parfois de tomber sur des sites internet qui postent des photos d’ectoplasmes, mais qui ne sont en fait que la lumière du flash à travers l’humidité ! Mais cela fait tripper les gens qui y croient, et c’est là le principal.

Bien plus attractif de mon point de vue, c’est le côté aventure, parfois sportif ou même dangereux du hobby. Il y en a pour tous les goûts ! L’île fantôme à l’accès impossible, la base militaire protégée par des gardes et entourée de barbelés, le parc d’attraction aux caméras de surveillance cachées partout, le village perdu au milieu de la montagne, ou encore l’étrange hôpital en plein milieu d’une zone d’habitation… pour chaque, ce sont des risques à pondérer et des décisions différentes. Une avalanche de challenges!

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Il y a aussi bien-sûr le côté artistique et c’est souvent la raison pour laquelle on se rend dans de tels lieux. Les explorateurs sont pour la plupart des photographes, et souvent parfois même des pros. Quand je vais faire des haikyo, c’est généralement avec un gros trépied et un sac à dos contenant toutes mes lentilles. On peut emmener aussi des déguisements, pourquoi pas, ou comme je le fais parfois, des petites figurines. Une règle à respecter cependant : “Ne rien prendre d’autre que des photos et ne laisser derrière que des traces de pas”.

Mais il y a aussi bien plus que cela : la recherche des spots, la négociation avec les autres explorateurs, l’organisation, et enfin… le voyage ! Je dis souvent que mon moment favoris c’est lorsque je suis levé à 3h du matin, déjà au volant de la voiture. Sans oublier la pause café qui s’en suit, dans le froid matinal dehors, un peu plus tard sur la route devant un combini. Chacun d’entre-nous a son propre et unique mix de sentiments quand il se réfère au terme “haikyo”. Et ce qui est sûr, c’est que c’est bien plus qu’un simple engouement glauque à la vue d’un love hotel défoncé 🙂

Je parlerai de ce hobby régulièrement sur Ici-Japon si vous appréciez le sujet, alors à bientôt !

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Jordy partage sa passion et ses photos sur deux sites:

http://www.haikyo.org [anglais – dédié aux ruines]

http://www.meow.fr [anglais et français – dédié en grande partie au Japon]

Haikyo: Les Love Hotels
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Haikyo: Les Love Hotels

Jordy nous propose une première exploration de ruines japonaises. Il démarre fort avec comme premier sujet les Love Hotels, ces endroits où les japonais se retrouvent pour partager quelques moments intimes dans des chambres qui se payent à l’heure.

Ah, les love hotels. Le premier dans lequel j’ai pénétré, c’était un turc. Une devanture de taré qui laissait présager une expérience d’enfer. Malheureusement, cette première fois j’étais accompagné d’un ami japonais plutôt pudique et surtout encore puceau dans l’expérience de la ruine. La pénétration fut très courte, et il préféra prendre ses jambes à son coup. Sûrement une gymnastique plus appropriée à ce moment là, c’est vrai. Mais j’y suis toutefois retourné quelques semaines plus tard avec un ami français effronté et bien plus audacieux. Ce fut cette fois une visite en profondeur, humide et visqueuse à souhait. Oui, car la visite de love hotels abandonnés est loin d’être une expérience romantique, artistique, ou mélancolique… mais une visite le nez dans la souille putréfiée de porcs en manque. Mais une ambiance malsaine, c’est parfois ce que l’on recherche quand on fait du haikyo.

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J’ai visité beaucoup de love hotel abandonnés au Japon mais le meilleur reste pour moi le tout premier (dont je parle un peu plus haut !), un soapland situé dans la préfecture d’Ibaraki répondant au doux nom de “Queen Chateau Soapland” . Je ne peux pas dire qu’ils fassent parti des lieux les plus intéressants à explorer, mais bien-sûr, la première fois ça fait toujours un peu bizarre ! D’où l’intérêt 🙂 Voici sur mon site la liste des love hotels que j’ai visité. Maintenant, si vous venez au Japon, vous aurez le choix : visiter un love hotel abandonné avec un pote, se trouver un(e) coquin(e) à Shibuya et finir la soirée dans un love hotel en activité, ou bien encore… pour les hentai… un mix des deux. Miam !

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Mon Japon: Baptiste à Takayama
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Mon Japon: Baptiste à Takayama

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Après Kagawa et Nagoya, voici le troisième volet du voyage de Baptiste au Japon. Il a choisi cette fois-ci de nous parler de Takayama.

Lors de mon séjour, je suis allé profiter des sources thermales de Takayama (高山). Cette ville située dans les Alpes japonaises, à environ 2h30 au nord de Nagoya (名古屋), est surnommée « petite Kyoto » en référence notamment à ses nombreux bâtiments historiques.

A mon arrivée à Takayama, je suis allé visiter les anciennes demeures privées de la ville. Ces habitations qui ont prospéré à l’époque Edo n’ont aujourd’hui quasiment pas changé. On y trouve toujours un commerce très vivant avec de nombreux vendeurs de sake.

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Anciennes demeures privées

Je me suis ensuite éloigné et après plusieurs minutes de marche dans la forêt, je me suis rendu au château de Takayama qui semblait séduisant sur une carte. Mais, à ma grande déception, une fois arrivé sur le site, je me suis très vite aperçu qu’il ne restait que des vestiges. J’entends par là quelques pierres les unes sur les autres. Cela dit, vu le nombre de personnes qui prenaient la direction du site, j’aurais pu me douter de la supercherie. En effet, j’étais le seul…

Une fois revenu sur le parcours principal, je suis allé faire la promenade d’ Higashiyama (東山). C’est une promenade où l’on peut voir de nombreux temples et sanctuaires. Je prévois d’en visiter une dizaine.

Très beau spectacle! Si on se laisse aller et que le temps s’y prête, on peut repartir avec plusieurs centaines de photos. Ce fut mon cas.

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Promenade d’Higashiyama
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Promenade d’Higashiyama
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Promenade d’Higashiyama

Après une promenade très éprouvante, rien de mieux pour se ressourcer que de profiter des sources thermales.

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Source thermale

Situé en haut de l’hôtel, ces sources d’eau chaude offrent une très belle vue sur la ville.

Une fois remis, je suis allé déguster le bœuf de Takayama, spécialité culinaire de la ville, l’un des meilleurs bœufs de l’archipel. Avec dégustation de sake en prime…

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Dégustation du bœuf de Takayama

Il faut savoir que dans les hôtels spa, ce type de plateau compose souvent le menu. C’est toujours très bien présenté, varié, et en plus délicieux. Pour les japonais le repas est d’ailleurs quasiment aussi important que le spa en lui-même. Ainsi beaucoup choisissent le lieu de leurs vacances en fonction de ce qu’ils veulent manger (viande, poisson etc.).

Lors de ma seconde journée sur place je suis allé voir le village d’Hida no Sato (飛騨の里) situé à 9 minutes à peine de la gare de Takayama. Il s’agit en réalité d’un musée en plein air, où l’on peut visiter des maisons traditionnelles.

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Maison traditionnelle d’Hida no Sato
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Village d’Hida no Sato

Les toits sont très pentus et construits pour résister au poids de la neige l’hiver. Cette visite a marqué la fin de mon séjour à Takayama.

Pour l’anecdote, la raison pour laquelle la ville de Takayama possède de nombreux temples et sanctuaires est due à ses charpentiers qui furent parmi les meilleurs du pays. Ils participèrent à la construction des villes de Kyoto (京都) et Nara (奈良).

Mon Japon: Baptiste à Toyota et Laguna Gamagori
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Mon Japon: Baptiste à Toyota et Laguna Gamagori

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Une fois de plus Baptiste nous emmène à la découverte du Japon et aujourd’hui il a deux endroits à nous présenter près de Nagoya.

Pour mon prochain voyage, je vais vous présenter deux lieux que j’ai pu visiter lors de la même journée. Je suis d’abord allé apprécier les feuilles rouges des érables japonais durant la période automnale, appelée « momijigari (もみじ狩り)». Je me suis rendu à Kourenkei (香嵐渓), Toyota (豊田). On y trouve un site relativement vallonné où de nombreux japonais de la région se rendent pour admirer les arbres et passer un bon moment en famille, en couple, ou entre amis.

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Momijigari à Kourankei
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Momijigari à Kourankei

On peut suivre une petite promenade et profiter des petits commerces, tout en dégustant quelques « snacks » (brochettes de viandes, et autres spécialités du pays) achetés sur le chemin. Ce type de petits amuse-gueules est très populaire au Japon sur les lieux touristiques ou lors de rassemblements.

A la tombée de la nuit, les érables sont éclairés par des lampes dissimulées sur tout le parcours. L’ambiance devient complètement différente avec l’éclairage qui donne une certaine profondeur au décor.

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Tombée de la nuit
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Eclairage des érables

Sur le chemin de retour, je me suis arrêté dans un parc d’amusement qui avait été présenté quelques jours plus tôt à la télévision. Ce lieu nommé « Laguna gamagouri (ラグーナ蒲郡)» a la particularité d’avoir un port de plaisance où les bateaux sont soigneusement décorés pour la période de Noël. Le rendu était surprenant mais très réussi.

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Bateau de présentation

Tout le long du quai se trouvait des dessins réalisés par des enfants.

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Dessins situés le long du quai
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Vue globale des bateaux

Et le petit renne accompagné de Pikachu qui prouve qu’on est bien au Japon !

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Décoration Pikachu

Et pour la petite anecdote, les dessins réalisés par les enfants sont à destinations des sinistrés du tsunami du 11 mars 2011. Ce sont des messages d’aide et d’encouragement.

Mon Japon: Baptiste à Izu
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Mon Japon: Baptiste à Izu

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Déjà la cinquième destination que Baptiste nous présente. Cette fois il nous parle de la petite ville touristique côtière d’Izu

La suite de mon périple se déroule à Izu (伊豆市) dans la préfecture de Shizuoka (静岡県).

Je m’y suis rendu pour profiter encore une fois des sources thermales et découvrir un nouvel endroit au Japon. Sur ma route se dressait le célèbre Fujisan (富士山). J’ai fait une halte sur une aire d’autoroute pour faire quelques clichés mais l’endroit n’était pas vraiment propice aux bonnes photos, voici cependant la meilleure que j’ai pu obtenir.

Mont Fuji (富士山)

Malheureusement je me trouvais là à une période de l’année où le sommet n’est pas encore enneigé. Il est possible d’acheter de nombreux objets, albums photos, calendriers, et autres petits souvenirs à l’effigie du mont sur les aires de repos qui le longent.

Comme lors de mon séjour à Kagawa (香川県), une fois arrivé dans la ville, ma première activité fut le déjeuner. Cette fois-ci, je suis allé déguster des nouilles appelées « soba (蕎麦) », spécialités de la région.

Plat de sobas (蕎麦)

Entre 30 min et 45 min d’attente pour pouvoir s’installer. Ce qui pour midi me semble très long. Du véritable wasabi (山葵 – racine au milieu de la photo) ainsi que des graines de sésame sont ajoutés au plat. On peut ainsi faire sa propre sauce pour accompagner les « soba ».

Ensuite débute la visite d’Izu (伊豆市).

Izu (伊豆市)

La petite cabane sur la rivière (image du dessus) est une source thermale publique. L’eau utilisée est beaucoup plus chaude que les hôtels spa classiques. Beaucoup de personnes sont surprises par la température. J’en suis ressorti les pieds rouges vifs comme après un bon coup de soleil.

Ce petit bois de bambous est aussi un endroit apprécié des touristes. Il est possible de s’y rendre la nuit sous éclairage.

Bambous

J’ajoute aussi cette photo d’une sculpture assez originale dont je ne connais pas la signification. Elle se trouvait au pied du temple Shuzenji (修善寺).

Sculpture

Après cette bonne journée de visite et de marche, je me suis rendu au spa et ai profité de tout ce qui m’y attendait. Ensuite, sur le chemin de retour, je suis allé dans la ville de Shizuoka (静岡市) pour visiter le château de Sunpu (駿府城). Après plusieurs destructions, seules la tour Tatsumi et la porte Higashi (東) sont aujourd’hui encore visibles.

Château de Sunpu (駿府城)

Pour ma dernière destination lors de ce voyage, j’ai été faire quelques achats au Yaizu Sakana Center (焼津市魚センタ). Comme son nom l’indique, il s’agit d’un « fish market ». La ville d’Yaizu (焼津市) est connue pour posséder l’un des plus grands ports de pêche de l’archipel.

« Fish market »

Plus petit que le Tsukiji market (築地市場) de Tôkyô (東京), ce marché reste néanmoins très grand. Comme on peut le voir sur la photo, de nombreuses personnes s’y rendent pour faire le plein de poisson frais et aussi déguster des sushi (寿司).

Plat de sushi (寿司)

Cela marqua la fin de mon séjour vers Izu.

Voici les quelques anecdotes de ce voyage:

– Certaines scènes du drama historique « Atsu Hime (篤姫) » ont été tournées au Château de Shizuoka.
– Shizuoka est aussi la capitale mondiale des fabricants de figurines en plastique. C’est d’ailleurs pour fêter les 30 ans du lancement de la première figurine Gundam (ガンダム) qu’une statue de 18 mètres de la même série a été inaugurée en 2010 à Shizuoka. Il s’agit de la même statue présentée quelques temps auparavant à Tôkyô.
– Peut-être que beaucoup de personnes sur Ici Japon le savent déjà mais ce que l’on appelle sushi est en réalité du « riz vinaigré » et non pas l’image du sushi classique que l’on peut avoir en France. Personnellement je n’en savais rien. Sur la photo du dessus il s’agit donc bien de sushi mais présenté différemment.

Merci pour votre lecture…