Les japonais ne lisent pas aux toilettes
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Les japonais ne lisent pas aux toilettes

lire aux toilettes Ce n’est pas le résultat d’une étude gouvernementale mais une constatation personnelle. Chez moi j’ai une petite bibliothèque aux toilettes avec magazines, manga, guides touristiques etc. et tous ceux qui viennent à la maison sont étonnés de voir ça. Et en réfléchissant c’est vrai que je n’ai jamais vu un livre ou journal dans les toilettes chez quelqu’un depuis que je suis au Japon. Je me trompe peut-être mais j’en conclu que les japonais qui lisent aux toilettes ne sont pas très nombreux. C’était la minute culturelle sur Ici Japon!

Boissons chaudes et étranges
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Boissons chaudes et étranges

Dimanche dernier il a neigé pour la première fois de l’hiver à Tokyo. Un bon millimètre de neige. Il commence donc à faire un peu froid dehors. Mais heureusement on trouve des distributeurs à tous les coins de rue et dans la plupart d’entre eux on peut acheter des boissons chaudes.

boissons chaudes

Il est très agréable de trouver partout sur son chemin des boissons chaudes d’autant plus que le choix ne s’arrête pas au café, thé ou limonade mais on rencontre souvent des breuvages plus étonnants comme des soupes. Personnellement j’adore la soupe de maïs en canette. J’ai un peu plus de mal avec le potage pommes de terre / fromage qui n’est pas mauvais mais donne un peu l’impression de boire de la sauce carbonara. Dernière découverte il y a quelques jours, une boisson au lait goût pancake au sirop d’érable. Étonnamment le goût est réellement celui d’un pancake au sirop d’érable. Pas mauvais mais un peu trop sucré à mon goût. Sur la photo si dessus on peu voir également de la soupe de haricot rouge et de la soupe de miso; les boissons chaudes sont celles soulignées d’un bandeau rouge.

Ces boissons coûtent un peu plus d’un euro.

Jour 1 après le tremblement de terre
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Jour 1 après le tremblement de terre

Hier malgré l’excitation j’ai dormi comme une souche grâce à ma longue marche à travers Tokyo pour rentrer chez moi après une longue journée de travail.

À 6h du matin c’est une nouvelle secousse qui m’a réveillé. Assez faible. Il est bientôt minuit et on a resenti des secousses toute la journée à fréquence régulière. Je dirais facilement une par heure mais comme on les ressent différemment selon l’endroit où l’on se trouve on ne sait pas combien de secousses ont réellement lieu. Ce qui est sûr c’est que ça ne s’arrête pas.

Ce matin j’ai tout de même eu l’impression que la vie avait repris normalement quand j’ai reçu une livraison de tapis souris pour la boutique. Toutefois ce n’était pas le livreur habituel. Plus tard j’ai même eu la visite d’un démarcheur vendant des abonnements à un journal. Je me demande bien qui peut penser à ça un jour pareil mais bon il vaut pour ce démarcheur qu’il travaille s’il le peut. La circulation des trains a repris sur certaines lignes mais avec des trains assez rares. Plutôt que les trains, que j’entends passer de chez moi, c’est l’omniprésence des hélicoptères que je remarque.

J’ai passé toute la journée sans gaz avant de comprendre qu’il avait été coupé automatiquement lors du tremblement de terre et qu’il fallait le remettre en service manuellement. À la télé les news sont de plus en plus horribles à mesure que les vidéos prisent hier par les témoins des désastres arrivent aux chaînes de télé. Depuis hier il n’y a que des news sur toutes les chaînes. Même la pub n’est pas diffusée. Dehors un journal gratuit spécial tremblement de terre est distribué gratuitement.

Dans la journée on a reçu plusieurs alertes au tremblement de terre ou au tsunami, dont deux juste dans la dernière heure. Certains endroits sont encore à risque et tout le monde est un peu à cran. Ma belle-famille, j’imagine comme tous les japonais, regarde la télé avec une concentration intense et un silence de plomb. Je pense que jamais des images pareils n’ont été vues à la télé.

Ce soir j’ai téléphoné à mon patron pour lui dire que je ne pourrais peut-être pas venir demain faute de train. Il m’a appris que demain la boutique resterait fermé car les fournisseurs n’ont pas livrés aujourd’hui.

Du côté de ma belle-famille j’ai appris que mon beau-frère avait marché 7h pour rentrer chez lui hier. Mon beau-père est resté coincé toute la journée et toute la nuit dans les embouteillages et est arrivé chez lui à 6h du matin, juste à temps pour commencer une nouvelle journée de travail. Heureusement que tout le monde va pouvoir se reposer demain. La fatigue se fait sentir aussi bien physiquement que nerveusement.

L’optimisation du médecin japonais
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L’optimisation du médecin japonais

Les deux dernières semaines je n’étais pas dans mon assiette et ça m’a valu quelques allers-retours chez le médecin. Ça me donne l’occasion de parler un peu du fonctionnement d’un cabinet médical à Tokyo et de la rencontre avec un docteur.

Quand on entre dans la salle d’attente on voit peu de différences avec un cabinet médical occidental si l’on écarte le fait qu’à certains endroits on doit se déchausser et utiliser des patins (toujours trop petits). Par contre, dès la réception ça change. On nous remet tout de suite un formulaire à remplir sur lequel on doit décrire, à l’aide d’une liste, ses symptômes. D’après cette liste, et avant même d’avoir rencontré le médecin, les infirmières présentes sont déjà capables de faire faire au patient quelques tests (échantillon d’urine etc.). Parce que la grosse différence avec la France et beaucoup d’autres pays c’est le nombres d’infirmières présentes dans les cabinets (je n’ai encore jamais vu d’infirmiers). Pour un médecin on aura facilement quatre infirmières plus le personnel de réception. En fait, le docteur ne se lève apparemment pas de son bureau/station de travail de la journée. À part les manipulations essentielles de base (respirez fort, ouvrez la bouche…) tout est laissé au soin des infirmières ou au staff à la réception, et on passe un temps très court devant le docteur. Le temps du docteur est donc optimisé au maximum pour lui permettre de voir un maximum de monde dans la journée.

Au début quand j’y allais, pour mon fils surtout, je trouvais ça très déshumanisé comme système. Pas de médecin qui vient t’accueillir à la porte avec une poignée de main, et, à part si on le connaît bien, pas de bavardage du type “Y fait froid aujourd’hui hein! – Ben oui, c’est l’hiver…”. Maintenant ça ne me gêne plus vraiment car c’est aussi efficace et surtout on passe beaucoup moins de temps dans les salles d’attente. En plus le côté “contact humain” est assuré par le personnel. À nombre de patients égal je dirais que ça va environ 3 fois plus vite au Japon. En plus il y a toujours une pharmacie juste à côté des cabinets médicaux et là aussi on gagne du temps.

Ça m’a pris 4 ans pour réussir au Japon !
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Ça m’a pris 4 ans pour réussir au Japon !

Ce mois-ci ça fait juste 4 ans que j’habite au Japon. J’étais déjà venu plusieurs mois en touriste et même une année complète avec un visa vacances-travail (WH) mais ça fait 4 ans que je suis installé définitivement. Et ça y est, depuis quelques jours je me sens accepté par le pays. Je ne sais pas si “accepté” est un bon mot car je ne me suis jamais non plus senti rejeté jusque-là. Au contraire même j’ai toujours été bien accueilli et suis à Tokyo comme chez moi dès le départ, mais disons que j’ai enfin gagné la confiance des institutions. Je m’explique.

Lorsqu’on arrive dans un nouveau pays dans le but d’y faire sa vie c’est vraiment un nouveau départ. C’est d’autant plus vrai si on le fait comme moi, sans diplômes et sans argent en poche. Si vous n’avez pas lu mes aventures passionnantes relatées habilement au travers des messages de ce blog je rappelle que j’ai arrêté mes études de droit sur un coup de tête pour venir un an au Japon en WH . J’ai ensuite voyagé en Asie quelques années avec celle qui allait devenir ma femme avant de poser mes valises définitivement à Tokyo (un bref résumé ici).

J’exagère quand je dis qu’on n’avait pas du tout d’argent, on avait un peu de sous de côté, mais une fois payée l’installation à Tokyo avec notamment 5 mois “d’avance” pour l’appartement, les meubles et les achats indispensables (PC, portables, vélos etc.) il nous restait juste de quoi survivre. Pour tout dire on était même dans le rouge assez souvent. C’était surtout le cas les 6 premiers mois à Tokyo quand j’essayais de mettre au point une stratégie pour réussir dans la vie en pesant le pour et le contre des différents emplois envisageables et leur compatibilité avec la flexibilité dont j’avais besoin pour démarrer mon entreprise au Japon. Après avoir cherché du travail dans divers secteurs pendant un mois sans résultats satisfaisants je me suis retrouvé boulanger, un travail que je m’étais juré de ne plus faire après y avoir consacré environ deux ans en France (oui, avant des études de droit ça paraît bizarre mais j’ai un parcours assez spécial). Finalement ce travail que j’ai fait durant deux ans et demi n’était pas si mal. Déjà parce que j’étais très bon (par rapport aux autres) et que ça m’a permis d’avoir très vite un meilleur salaire et de venir au boulot sans stress, mais aussi et surtout car un métier manuel me laissait tout le temps pour penser à autre chose. Et toute la journée je réfléchissais à comment développer Ici Japon pour arriver à atteindre mes objectifs.

Pendant deux ans et demi j’ai bossé quatre ou cinq jours par semaine de 6h du matin à 17h, sans pause et avec deux heures de train en plus, et durant tout ce temps je prenais des notes et des notes et j’entassais les idées pour préparer l’avenir. Le soir je consacrais mon temps au blog d’Ici Japon et à la petite boutique du site. Les jours de congé je donnais des cours de français et faisais le guide en plus de travailler sur le site. Un rythme d’enfer donc. Et pareil pour ma femme ! De retour au Japon elle a repris des cours à l’université en même temps qu’elle travaillait puis a passé des concours et entretiens pour être maintenant enseignante. Avec le recul j’ai du mal à croire qu’on ait trouvé le temps de vivre une vie normale et d’avoir un enfant au milieu de tout ça.

Finalement j’ai atteint la première étape importante de mon parcours en octobre dernier alors que j’ai quitté mon travail en boulangerie pour me consacrer à plein temps à Ici Japon, avec la confiance d’en tirer des revenus satisfaisants et la sensation d’avoir créé une entreprise prometteuse. Fin 2013 – début 2014 était une excellente période. Après un peu plus de trois ans de gros efforts j’avais enfin la vie que je voulais, j’étais à mon compte, avec de bons revenus, je travaillais à la maison et pouvais profiter de mon fils, et ma femme avait un travail épanouissant elle aussi. On s’est lancé dans la construction d’une grande maison ce qui va nous permettre d’ici quelques mois de vivre confortablement et d’envisager d’agrandir la famille. Côté professionnel ça va me permettre de développer encore plus Ici Japon et tous les projets que vous connaissez.

Après tout ça j’étais évidemment heureux, satisfait et soulagé mais je ne me sentais pas encore “accepté” par le Japon. J’ai obtenu un visa non pas pour mes compétences mais parce que j’étais marié à une Japonaise. J’ai pu louer un appartement car le père de ma femme a prêté son nom pour que ça soit possible. J’ai pu construire une maison non pas parce que je travaillais dur mais parce que ma femme avait un travail fiable. J’ai eu une carte de crédit mais uniquement liée au compte de ma femme. J’avais un visa mais je devais le renouveler régulièrement et prouver que j’étais toujours marié. Bref je n’ai jamais rencontré d’obstacle infranchissable mais en réfléchissant sur ma situation je voyais bien que j’obtenais ce que je voulais parce que ma famille était japonaise et non pas grâce à mes efforts.

Mais récemment j’ai obtenu mon visa de résident permanent et c’était vraiment le premier signe que l’on me faisait confiance. Pour moi on me disait “Ok, tu bosses, tu ne fais pas de conneries, tu as prouvé que tu pouvais vivre plusieurs années ici sans histoires, bienvenue au Japon !”. On travaille dur pour avoir une vie un peu plus confortable, pour réaliser ses projets, pour mettre sa famille à l’abri du besoin, mais ça fait vraiment plaisir quand le pays dans lequel tu veux vivre t’autorise à rester pour toujours. Finalement c’est une sacrée preuve de confiance.

Tout ça je ne l’ai pas réalisé tout de suite et j’y réfléchis plus en profondeur à mesure que je tape ces lignes en fait.

Mais ce n’est qu’il y a quelques jours que j’ai eu ce sentiment de réussite. J’ai acheté ma première voiture au Japon. Un utilitaire. Une voiture à mon nom que j’ai pu acheter tout seul avec un crédit uniquement à mon nom et sans garant. Comme un grand ! Dans la foulée Toyota m’a proposé de faire une demande de carte de crédit, et là encore aucun souci, j’ai enfin eu une carte de crédit obtenue grâce à mes propres revenus. Une Visa Gold en plus. Enfin j’ai l’impression que mes efforts ont payés, que toutes les portes sont ouvertes et que j’ai aujourd’hui réussi mon installation au Japon.

Alors quelle est la morale de cette histoire?

Tout le temps on entend que pour faire sa vie au Japon il faut de bons diplômes, dans des secteurs recherchés, et être surqualifié. Et c’est souvent vrai, je suis même le premier à le dire. Surtout en ce moment où les entreprises sont de plus en plus exigeantes et les étrangers qualifiés de plus en plus nombreux. Mais je suis aussi la preuve que l’on peut aussi réussir sans tout ça, et ça me paraît important de témoigner que l’on peut arriver là où l’on veut avec “juste” du travail et de la persévérance.

Les feux d’artifice
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Les feux d’artifice

Même s’il fait encore très chaud au Japon c’est déjà la fin de l’été. Cette année j’aurais retenu que l’été japonais est extrêmement riche en festivals et évènements en tous genres. Ce que j’ai particulièrement aimé ce sont les feux d’artifice, très nombreux et assez incroyables. Ils sont incroyables par leur beauté et leur durée (presque 1h30 en général) et surtout par le monde qu’ils déplacent. C’est assez fréquent de voir plus d’un million de personnes assister à un feux d’artifice ce qui est énorme. Cette année j’ai vu quatre feux d’artifice très différents et je me rappelle surtout de celui d’Edogawa où j’étais au milieu de 1’250’000 personnes. Ce jour là J’ai eu la chance d’avoir une place de rêve, la personne qui l’avait réservée 5 mois auparavant s’étant désistée.

Cette année c’était surtout pour moi l’occasion de tester la photographie de feux d’artifice et je suis tombé amoureux. C’est assez difficile d’obtenir un bon clichet mais quand on y arrive ce n’est que du bonheur. Voici une toute petite galerie, les photos seront plus belles et plus nombreuses l’année prochaine c’est promis.

Trekking – Tomin no Mori
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Trekking – Tomin no Mori

Hier j’ai fait un trek à Tomin no Mori, à environ 2h30 du centre de Tokyo. C’était un petit trek d’environ 7h dans la montagne et c’était l’occasion de découvrir les couleurs d’automne ainsi qu’une nouvelle vue sur le Mont Fuji.

tomin no mori

Pour la petite histoire c’est la première fois que je fais un trek de plus d’une demi-journée au Japon. C’est un ami rencontré en Inde lors d’un safari en dromadaire qui nous a présenté, ma femme et moi, à son groupe de trekking, une bande de jeunes japonais assez diversifiée est très sympa.

Le week-end il y a toujours du monde dans les montagnes aux alentours de Toyko. Toutes la activités natures (randonnée, pêche etc.) sont plutôt populaires au Japon et en fin de semaine les gens essayent de s’échapper de la ville. Cette fois on a eu de la chance car on a croisé assez peu de personnes à l’exception du point de vue sur le Mont Fuji où tout le monde s’est arrêté pour la pause de midi.

Une chose qui m’a marqué c’est le nombre de personnes âgées. La majorité des randonneurs avaient environ 60 à 70 ans et venaient en petits groupes. Et ils avaient une forme pas possible. Les vieux japonais donnent vraiment l’impression d’être jeune et plein de vie bien plus longtemps qu’ailleurs.

Quelques photos:

Encore du tabac dans ma boîte aux lettres
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Encore du tabac dans ma boîte aux lettres

J’avais déjà parlé des paquets de cigarettes que je recevais occasionnellement avec le courrier. Cette fois j’ai reçu quelque chose de nouveau. Je connaissais déjà le tabac électronique car ma femme a arrêté de fumer grâce à ça, mais là j’ai découvert quelque chose d’autre. Il s’agit d’une nouveauté (du moins au Japon). La cigarette sans feu, ni fumée, ni cendres.

cigarette plastique

L’accessoire se présente sous la forme d’un petit cylindre de plastique avec un embout permettant d’aspirer. À l’intérieur on place des cartouches de tabac et il n’y a qu’à aspirer. N’étant pas fumeur j’ai tout de même essayer le truc par curiosité. Les recharges de tabac fournies étaient au goût menthol et effectivement on a l’impression de fumer une cigarette froide au menthol. Et ensuite on a vraiment un goût dégueulasse de tabac dans la bouche.

Je ne sais pas si les fumeurs apprécieront tous mais avec toutes les interdictions de fumer un peu partout je pense que ce nouveau produit va cartonner.

Problème de réapprovisionnement dans les combini
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Problème de réapprovisionnement dans les combini

Hier soir en voulant aller acheter un bento au 7 Eleven du coin j’ai trouvé des rayons vides dans le combini. C’est la première fois que je vois ça au Japon. Plutôt qu’une ruée vers les provisions je penche plutôt pour des problèmes d’approvisionnement car ce sont les produits frais uniquement qui étaient en rupture. J’ai tout de même trouvé de quoi faire un bon repas et j’ai craqué pour le jus de pêche One Piece histoire de faire sourire ma belle-famille au moins une fois dans la journée qui s’amusent de mon côté otaku.

7-eleven-tremblement-de-terre
Plus de bento ni d'onigiri ou salade au 7 Eleven
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Désert également au rayon des pains et viennoiseries.
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Je trouve quand même mon bonheur avec des frites et du poulet. Et même du chocolat au goût gâteau au fromage, encore une nouveauté.